Lorsque la haine se mêle à la magie, il faut savoir faire un choix.
 
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 Y'a pas à dire, la merde, c'est toujours pour ma gueule [PV Matt]

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Seth Dæmon

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MessageSujet: Y'a pas à dire, la merde, c'est toujours pour ma gueule [PV Matt]   Dim 1 Avr - 21:06

J'étais à peu près certain que les animaux étaient interdit dans l'enceinte de l'école et plus particulièrement entre les murs de la bibliothèque. Mais j'étais tout autant persuadé que personne ne viendrait me casser les couilles pour cette broutille. Généralement, les gens qui m'affrontaient ouvertement avaient une excellente raison de le faire. Et je doutais fortement que la petite boule de poils qui se tenait sur mes épaules dans un équilibre précaire soit suffisamment importante pour que quelqu'un trouve le courage suffisant de s'opposer à sa présence ici. Je passais donc les portes de la bibliothèque sans même chercher l'approbation des bibliothécaires, qui, de toutes façons, me connaissaient suffisamment pour savoir que je n'irais jamais foutre le bordel dans ce sanctuaire du savoir. Du moins jusqu'à ce qu'un inconscient vienne me chercher des noises, à partir de là, elles s'en lavaient les mains et espéraient juste n'avoir pas trop de dégâts à réparer. J'étais une tornade, une malédiction qui s'abattait sans distinction et il ne restait plus qu'à ramasser les débris sur mon passage, c'était bien connu.

La bestiole sur mon épaule ressemblait moins à un chat qu'à un rat qui aurait oublié d'ouvrir les yeux. Le chaton n'avait tout au plus qu'une ou deux semaines, j'ignorais encore exactement combien et la pharmacienne avait été incapable de me renseigner sur le sujet, dans tous les cas je me trimbalais avec un sac de lycéen renfermant une bonne cargaison de lait maternisé pour chat emmitouflé dans du tissu pour conserver leur chaleur. Bref, une horreur quand on sait que tout cela ne suffirait même pas jusqu'au midi.

Je m'installais à une table, conscient des regards que l'on me jetait à la dérobée. J'avais la gueule d'un type plutôt habitué aux salles de musculation ou en tout cas à traîner dans les coins sombres en attendant sa future victime. Dans tous les cas, la bibliothèque était un des derniers endroits où l'on s'attendait à me trouver à première vue. Plus encore lorsque la pile de bouquin face à moi n'était rien de moins qu'une vaste collection au sujet de l'histoire égyptienne et sa mythologie toute particulière. S'agissant du pays où j'avais grandit en tout cas de mes deux à neuf ans, je m'intéressais à ses us et coutumes et commençais seulement à entamer le sujet. Ce que j'apprenais, en outre, était on ne peut plus croustillant. La boule de poil glissa doucement de mon épaule et je la rattrapais délicatement, la reposant sur mes genoux où elle se roula en boule pour dormir. J'attrapais un livre et l'ouvris à la première page, sachant sans peine qu'il viendrait sans doute un moment où quelqu'un viendrait inexorablement me casser les pieds pour une raison ou pour une autre.
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Matt Anderson

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MessageSujet: Re: Y'a pas à dire, la merde, c'est toujours pour ma gueule [PV Matt]   Mar 3 Avr - 14:30

    Le bruit du silence.
    Toi qui es là, à me contempler de tes yeux figés, pourquoi ne me viens-tu pas en aide ? Ne vois-tu pas ces coups qui pleuvent sur moi, marquant ma chair blanche de traces bleutées, sans le moindre remord ? Pourquoi ce sourire s’installe-t-il sur tes lèvres. Ris-tu ? Tu as raison, il est risible de lire la peine du monde dans les yeux d’un garçon qui semble avoir tout perdu. Mais qui rira bien, rira le dernier. Tu peux me faire confiance pour une fois, je ne compte pas relâcher ta peau jusqu’à ce qu’elle cède sous mes dents.

    Adossé au mur du couloir, tenant fermement mais tremblant son sac, il pensait avoir échappé à ses bourreaux mais il n’en était rien. Les chiens étaient sur ses traces, humant l’odeur du sang comme ces bêtes assoiffées et en manque qu’ils étaient. Le souffle coupé, ses mèches vagabondes échouant sur ses joues blêmes, Matt se dissimulait autant qu’il le pouvait dans l’obscurité, cherchant à se faire plus petit et plus maigre que l’ombre qui le cachait. Les plaies et les hématomes couvraient ses épaules, son torse et surtout son dos. Son visage était le seul qui avait été épargné. Ou du moins, seule partie qu’il avait réussi à protéger.

    Le silence reprenait progressivement place dans les couloirs. Les rires d’hyène s’éloignaient alors que lui, pauvre agneau, se contentait d’attendre, tétanisé par la peur. Quelques secondes, puis enfin les minutes. Combien de temps était-il resté ainsi, à attendre, contre ce mur glacé ? Pas la moindre idée.
    Il se décolla enfin, le sac tombant à bout de bras alors qu’il entamait quelques pas afin de se dégourdir les jambes, de sortir de cet état de transe. Plus les pas se faisaient, plus sa respiration redevenait lente, normale. Où allait-il à présent ? La bibliothèque serait un endroit plutôt calme et relativement rassurant pour le jeune homme qui n’avait pas la moindre envie de croiser à nouveau ses partenaires, histoire d’éviter quelques coups supplémentaires, juste ça. Alors c’était décidé. Il se dirigea enfin vers ce lieu de sérénité, de savoir et ce, sans plus attendre. Mais ce qui allait arriver était loin d’être à l’idée du jeune homme qui pensait se mettre à l’aise dans un fauteuil et ne plus en bouger jusqu’à la sonnerie prochaine.
    De sa main, il repoussa la porte d’entrée et pénétra enfin dans la salle, retenant la bretelle de son sac à l’aide de ses doigts fermement serrés, les phalanges blanchies par l’étreinte. Son regard se posa dans l’immédiat sur l’homme assis à une table et son cœur ne fit qu’un bond.

    Il était là, celui-ci qui avait pris de force son premier baiser. Celui dont le regard lui avait arraché quelques frissons et pas des plus déplaisants. La lèvre inférieure pincée entre ses dents, il fit un pas de recul mais l’idée de retomber sur ses assaillants lui revint en tête. Le rouge le prit aux joues lorsque la scène se glissa furtivement dans son esprit, silencieux, il fila entre les étagères en priant que l’homme ne l’ait pas vu.
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Seth Dæmon

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MessageSujet: Re: Y'a pas à dire, la merde, c'est toujours pour ma gueule [PV Matt]   Mar 3 Avr - 16:50

La mythologie égyptienne était tout ce qu'il y avait de plus intéressant. La religion des égyptiens était pleine, travaillée sur bien des plans et je découvris non sans un sourire que la couleur de mes yeux aurait pu expliquer, à leurs yeux au moins, mon caractère et mon tempérament agressif. En effet, les couleurs avaient une importance primaire pour les égyptiens et, pour eux, le rouge était synonyme de la violence, du feu, de la mort, de la victoire et du désert. L'on pouvait rencontrer chacune de ces choses dans mon existence sauf peut-être le feu qui n'avait pour moi aucun sens. J'étais violent à outrance, cela concordait bien ainsi que la mort que j'avais plus distribué qu'à mon tour lorsque je chassais dans le désert... et j'avais vaincu bien des humains en déjouant leurs tours. Tout comme je m'étais porté vainqueur de ce tour de force qu'avait fait la mort pour s'emparer de moi. J'étais ressortit de tous mes combats en vainqueur... le rouge me correspondait à merveille. A l'instar de mon nom. Le rouge était également associé à Seth, Divinité Guerrière et malfaisante... encore une chose qui me convenait tout à fait. Un sourire torve commençait doucement à se dessiner sur mes lèvres, toutes ces découvertes m'amusaient. Plongé dans ma lecture passionnante je relevais soudain le regard lorsqu'un bref coup de vent m'apporta une odeur mêlée à d'autres que je connaissaient à merveille.

Ma réaction ne se fit pas attendre. Mes pupilles se dilatèrent et je humais l'air en quelques coups de nez précis. Une odeur de peur légère, diffuse, sur le déclin, se mêlait étroitement à celle du sang qui réveillait des instincts prédateurs dans une zone bien connue de mon esprit. Étroitement liées à une fragrance masculine qui me tira un sourire joueur tandis que j'apercevais la silhouette fugitive de ma proie. Je me relevais lentement, une subite envie de jouer m'envahissant soudain. Je rattrapais la minuscule boule de poils qui dormait alors dans mon giron et le calait dans le creux de mon bras où il s'installa confortablement, ne cherchant même pas à s'échapper mais plutôt à se blottir au plus près de mon corps et de ma chaleur. J'attrapais mon sac que je plaçais sur mon épaule non sans avoir foutu deux ou trois volumes dedans en prenant garde de ne pas plier ou écraser les biberons de mon précieux fardeau.

Je suivis nonchalamment l'odeur et la direction qu'il avait prise et je le retrouvais non loin de là, planqué qu'il était. L'odeur acide de la peur était plus forte mais commençait doucement à se déliter, preuve flagrante qu'il était en train de se calmer... ce qui n'était pas mon cas. Un muscle tressailli sur ma joue et je sentis tous ceux de mon corps se tendre soudain à la vue qui se présentait à moi. L'odeur de sang était deux fois plus intense ici et je devinais sans peine les coups qui avaient dû pleuvoir sur lui. Son visage avait été épargné mais pas le reste de son corps mais j'étais incapable de dire précisément quelle zone avait été la plus atteinte. Mes pupilles de fauve qui avaient reprit une taille normale après avoir reconnu l'odeur du gamin qu'il avait passablement molesté quelques temps plus tôt, se dilatèrent de nouveau. La colère s'empara de moi comme une bouffée de chaleur, envahissant mes membres avec une rapidité sidérante qui me laissa un moment stupéfait.

S'il n'avait pas été là, si j'avais compris qu'il avait été battu avant de le rejoindre, si je n'avais pas eut un chaton dépendant dans les bras, si je n'étais pas responsable de la sécurité des élèves en général... je serais sûrement parti en chasse dans la seconde. J'aurais tourné les talons et commis un carnage digne de la déité dont je portais le nom. Un grondement sourd fit vibrer ma poitrine, tirant un miaulement plaintif à mon fardeau qui se rebella soudain en gigotant comme un beau diable pour s'écarter de moi. Je le rattrapais, calmant les manifestations de colères qui n'allaient pas tarder à provoquer une mutation quelconque chez moi et braquais un regard de fauve en colère sur le gamin :

« - Qui ? »

Ma voix, rauque de colère rentrée, me surpris et je sentis ma colère s'apaiser un petit peu tandis que je posais mon sac sur la table pour m'approcher de lui. Je plaçais distraitement le chaton sur mon épaule, celui-ci allant presque instantanément se blottir entre ma nuque et la capuche de mon sweat, dans un endroit chaud et sécuritaire. Je tendis doucement mes doigts vers le visage du « gamin » et le manipulais avec une délicatesse que l'on ne m'aurait jamais accordée. Pas trace de coups sur son visage mais il puait le sang.

« - Comment tu te sens ? Tu as mal où ? »

J'étais peut-être un peu vif dans ma façon de m'adresser à lui, presque agressif mais j'avais du mal à contenir la colère qui bouillonnait presque littéralement dans mes veines. Un professeur, du temps où j'étudiais encore, m'avait avertit qu'en tant qu'animal je pouvais parfois avoir des pulsions protectrices voir câlines. Dans l'immédiat je ne me sentais pas le moins du monde enclin à faire des papouilles à qui que ce soit, en revanche j'étais prêt à admettre que ce désir brutal de faire couler le sang découlait de mon envie de protéger ce gosse qui paraissait trop vulnérable. J'étais un monstre, baraqué comme une armoire à glace avec un regard de tueur et des inclinaisons violentes, ce gosse me donnait juste envie de me démembrer consciencieusement quiconque s'en prendrait à lui. Sans doute qu'il m'avait amusé à sa manière. Il n'était pas le premier à me faire pousser des envies de jouer les super héros... mais c'était sans doute le seul qui avait réussi à me donner envie de le faire.
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Matt Anderson

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MessageSujet: Re: Y'a pas à dire, la merde, c'est toujours pour ma gueule [PV Matt]   Mar 3 Avr - 18:12

    Son regard sanguin se promenait doucement sur les reliures, cependant, une lueur d’anxiété brillait dans les yeux de l’élève qui glissait ses doigts blancs le long des livres, sans parvenir à décrypter un quelconque mot. Il était largement perturbé par la présence du surveillant, mais plus encore par le passage à tabac qu’il avait subit quelques minutes auparavant. Son souffle saccadé n’était plus qu’un mince filet d’air chaud alors que sa cage thoracique se soulevait douloureusement.

    L’une de ses côtes devait être certainement endommagée mais il se refusait une visite à l’infirmerie qui le forcerait à avouer qui étaient les personnes responsables de ses plaies. Car il était tout à fait visible que ces coups étaient loin d’être naturels. En bref, il allait rester ici durant un bon moment avant de retourner en classe où il se ferait une fois de plus, très petit.
    Néanmoins le calme apparent du garçon allait bien vite s’estomper au vue de l’approche du surveillant qui ne tarda pas. Matt ne put apercevoir cette terrible colère qui faisait vibrer l’homme, mais sentit sa présence plus que de raison. Imposante, brûlante et dangereuse. Il eut du mal à avaler sa salive tandis que l’ombre de Seth recouvrait petit à petit le livre qu’il avait entre les doigts. La tentation de prendre les jambes à son cou était à son apogée mais la douceur de l’homme l’en dissuada et l’idée s’évapora aussitôt. Déjà que le pauvre garçon avait du mal à remettre ses idées en ordre, mais le tigre semblait le mettre d’autant plus à l’aise qu’une souris au beau milieu de félins. Et en revanche, là, Matt était une minuscule souris devant un énorme chat. La respiration retenue durant un instant, son unique iris vint à croiser celui de son interlocuteur mais revint à se détourner rapidement pour ne pas perdre la raison et se noyer dans son regard envoûtant. Un maigre sourire désolé s’installa sur les lèvres du Lytaria qui fit un pas en arrière, son talon butant contre son sac de cours. La surprise, aussi fine fut-elle, lui fit échapper le livre qui s’écrasa sur son pied. Malchance, malchance…

    « - J…NNk. Ca va. »

    Mensonge. Il n’avait pas envie d’avoir une mort sur la conscience et encore moins l’envie de connaître la vengeance de ses bourreaux s’ils venaient à être réprimandés ou pire encore. Cependant, l’envie de se glisser dans les bras de Seth lui revint encore une fois à l’esprit, autant que le sang qui lui fit rougir les pommettes. Silencieux, une nouvelle fois, Matt s’abaissa pour ramasser le livre. La douleur fut fulgurante. Le souffle bien évidemment coupé, il se retint de lâcher un juron alors qu’il se relevait péniblement, un voile brumeux sur les yeux. Il était pleurnichard, mais seulement quand il était isolé. Il était lâche, car il n’affrontait jamais ses adversaires. Mais jusque là, Matt n’avait jamais fuis ses responsabilités. Il avait juste l’envie d’être tranquille, sans que celle-ci ne soit jamais satisfaite. Pauvre bougre qu’il était.
    Il remit le bouquin entre ses congénères et se détourna du surveillant, priant presque pour que celui-ci se désintéresse de lui. Seulement, la douleur, la tristesse et toutes ces choses qui lui faisaient tant de peine, lui arrachèrent quelques larmes qui vinrent à rouler sur ses joues, toutes aussi chaudes et cruelles que d’habitude, lorsqu’il affrontait son lamentable reflet dans la glace. Il porta une main à ses lèvres, s’empêchant de geindre. Une plainte silencieuse.
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Seth Dæmon

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MessageSujet: Re: Y'a pas à dire, la merde, c'est toujours pour ma gueule [PV Matt]   Mar 3 Avr - 19:01

Matt était un gamin courageux à sa façon. Il était discret, préférait sans doute longer les murs, le genre de gosse que je méprisais d'ordinaire. J'observais toujours avec un mépris teinté d'arrogance. « Moi j'ai regardé la mort en face. J'ai combattu pour ma survie. J'ai tué pour vivre. J'ai survécu. Toujours. Et toi tu te planques, tu restes là et tu attends que quelqu'un remarque ta détresse... mais il n'y a que toi pour sauver ta propre peau. » C'était ce que je pensais avec une colère sourde lorsque j'observais ces silhouettes en filigrane disparaître au détour d'un couloir. Je tournais les talons, les oubliant presque aussitôt. Ils ne méritaient même pas mon attention. Mais Matt était différent, j'ignorais en quoi, ni même pourquoi. Je savais juste qu'il l'était et que je voulais l'aider à sortir de cette réserve, de cette crainte qui l'embaumait toujours d'une odeur diffuse mais constamment présente autour de lui, comme une empreinte de ce qu'il devait vivre fréquemment. Je retins le sourire de prédateur qui manqua de fleurir sur mes lèvres à la pensée que j'allais traquer quiconque s'approchait de lui avec de mauvaises intentions. Je me contentais de l'observer se dérober à moi, reculer pour buter sur son sac. Il me craignait. Comme les autres. Rien d'étonnant et, au lieu de m'en amuser et d'en jouer comme j'aimais à le faire d'ordinaire, je trouvais cela blessant. J'eus envie de l'attraper et de l'approcher de moi au point que son pull viendrait frôler le mien, trop proche pour que cela puisse paraître décent mais au moins ne pourrait-il plus me fuir.

J'eus un bref soupire en le voyant se baisser, songeant qu'un mouvement pareil était une offrande dans mon monde primaire de bête sauvage. Présenter sa nuque, offrir sa vie, permettre l’œuvre de mort. Je me passais une main dans les cheveux, mal à l'aise avant de me figer en entendant son souffle se couper et un bref gémissement disparaître avant même d'avoir vécu. Je bénis une fois de plus mes sens affûtés et songeais que cet abruti était trop fier pour demander de l'aide. Je retins un sourire. Peut-être que je l'aimais bien pour ça. Il n'affrontait pas les problèmes n'empêche qu'il pleurait pas sur l'épaule du premier venu pour clamer haut et fort que le monde entier était contre lui.

Je l'observais remettre le livre à sa place avec curiosité, mon regard acéré et perçant analysant sa manière de se déplacer. J'étais un fauve. Au milieu d'un troupeau de bête j'étais capable de repérer la brebis galeuse, le vieux malade, le jeune vulnérable. Le langage du corps n'avait presque aucun secret pour moi, j'ignorais bien des émotions, je n'avais jamais versé de larme, n'avais jamais réellement ressentit la peur ni le regret... en revanche la douleur était une vieille copine. Quand je tabasse quelqu'un j'aime regarder la douleur s'afficher sur son visage, les muscles se crisper au moindre mouvement, le dos se raidir, les jambes se dérober, les lèvres se pincer. Et je souris comme un dément, ravi de mon travail et du résultat. Dans l'immédiat je remarquais surtout que l'essentiel des plaies devait se trouver au niveau du thorax et du dos. Rien d'étonnant. Quand on passe un gosse à tabac on le claque par terre et on le larde de coups. Le plus souvent dans le ventre, pour faire le plus mal possible. Était-ce ce qu'on lui avait fait ? La colère brûlante qui m'envahit me fit penser que ce n'était peut-être pas le moment de me pencher sur ce problème là. Je fis donc de mon mieux pour mettre le désir corrosif de sortir de la bibliothèque, de muter et de me mettre en chasse. Cela faisait tellement longtemps...

Je ressentis un léger frisson d'envie à la seule pensée d'une chasse excitante au dénouement fatal et le réprimais à regret. Pour l'instant j'étais dans le monde des humains et il fallait que je fasse de mon mieux pour les imiter. Alors j'ignorais le bruit léger de déglutition interrompu, de larynx qu'on comprime pour empêcher le moindre bruit de filtrer et posais ma main sur son épaule pour le tourner vers moi :

« - Dis le m... »

Pour la première fois de ma vie – je crois – je me figeais, le reste de ma phrase mourant sur le bout de mes lèvres comme le dernier soupire d'un agonisant. Le visage légèrement humide de Matt, les yeux rouges et mouillés me laissaient deviner l'horreur qui me faisait face. Il pleurait. Un sentiment urgent de panique fit hérisser les cheveux sur ma nuque et les poils de mes bras. Immobile, complètement pétrifié, j'observais juste la pire chose qui pouvait m'arriver au monde, ou presque. J'étais censé faire quoi, hein ? Le prendre dans mes bras ? J'ai la gueule d'un type qui sait réconforter ? Je frappe, je tue, je mords, je suis un pro en matière de violence mais putain j'suis pas une gonzesse à savoir tapoter une épaule et étreindre un gamin pleurnichant. Vraiment pas de bol.

La ligne serrée de mes lèvres pincées frémit légèrement lorsque je repris un peu mes esprits. Qu'est-ce que je fais quand le chaton a l'air effrayé ? Je lui... Je vais pas aller lui caresser le ventre, non plus, putain ! Je finis par pousser un profond soupire et je l'attrapais presque doucement, prenant garde à ne pas lui faire plus de mal que ça et je l'attirais contre moi. Mes gestes étaient maladroits, j'ignorais encore comment on s'y prenait et il était sûrement le premier humain que je tenais entre mes bras sans avoir l'intention de lui broyer les côtes. Il était un peu plus petit que moi, j'étais un géant de toute façon, une armoire à glace qui ignore tout des pratiques humaines, mais je parvins malgré tout, à l'attirer contre moi sans ressembler de trop à un robot. Je posais ma joue sur le sommet de son crâne, essayant de répéter les mouvements des parents qui avaient étreint leur fille lorsque je le leur avait ramenée, ou ces adolescents que je voyais dans les bras l'un de l'autre, étroitement serrés au point d'ignorer où commençait l'un et ou finissait l'autre. J'entourais ses hanches de mes bras, émettant un bruit de poitrine ressemblant à s'y méprendre à un ronronnement pour essayer de le calmer. Et, pris d'une inspiration soudaine – et sans aucun doute ridicule – je pris la parole d'une voix de basse grondante mais que j'espérais un minimum rassurante :

« - Ça va aller. Je suis là maintenant et... et je vais leur faire regretter le jour où leur père aura foutu sa main sur le cul de leur mère. »

Je répétais comme un automate les paroles que j'avais entendu de la gorge du père, serrant sa fille contre lui. J'ignorais si je le pensais réellement, si ça irait réellement, si ma présence lui suffirait, si ça avait seulement un sens pour moi. En revanche je voulais qu'il aille mieux, et cela justifiais pour moi tous les moments ridicules qui surviendraient à l'avenir. En revanche la fin de ma phrase était on ne peut plus sincère. J'attendais avec une patience prédatrice le moment idéal pour les faire pisser de peur, ces sales mioches.
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MessageSujet: Re: Y'a pas à dire, la merde, c'est toujours pour ma gueule [PV Matt]   Mer 4 Avr - 9:37

    Sa gorge n’en était réduite qu’à une tête d’épingle. Il pleurait, souffrait en silence, gardant en lui tout ce qui pouvait gêner autrui. Sa vision était trouble et il restait là, figé, sa main fermement plaquée sur ses lèvres afin de ne laisser sortir aucun son. Il n’avait pas envie de se montrer ainsi face au surveillant qui prendrait certainement pitié de lui, comme tous les autres. Mais Seth était bien différent de ce qu’il pouvait imaginer, et il ne le découvrirait que plus tard, peut-être. Matt n’avait jamais été épargné par la vie et encore moins par les autres.

    Alors qu’il s’était décidé à partir, que sa main se penchait vers son sac, les doigts du surveillant accrochèrent son épaule afin de le tourner vers lui. Les joues rouges du geste alors qu’il écarquillait les yeux, Matt détourna immédiatement son regard mais n’eut le temps de fuir. Il se retrouva soudainement blottit dans les bras de l’homme mais n’entendit aucunement la phrase de ce dernier. Son cœur ne fit qu’un bond. Le sang dans ses tempes semblait aller trop vite pour lui et chacune de ses pensées se mélangèrent en plusieurs nœuds serrés. Il était désormais incapable d’ouvrir la bouche pour émettre un son.
    Vous connaissez l’histoire des problèmes qui arrivent tous en chaîne comme les maillons de celle-ci, fermement soudés ? Et bien, ça allait être le cas pour notre jeune homme. Certains on peur des araignées, d’autres une phobie du vide… Pour Matt, c’était le bruit que produisait le tonnerre. Il avait horreur de ce grondement sourd et caverneux. Comme un grognement bestial. Et, juste au dessus de leurs têtes, l’orage éclata. Les éclairs zébraient le ciel tandis que les lumières chancelaient violemment. Puis, la bibliothèque fut plongée dans le noir. Le cri resta bloqué dans sa gorge mais il n’était pas loin de le lâcher, il fit donc en sorte de nicher le visage au creux du cou de son interlocuteur, son souffle coupé et pourtant brûlant allant s’écraser sur sa chair. Les doigts agrippaient son haut de façon à froisser le tissu entre ses doigts, à ne plus lâcher prise.
    Il sentait la chaleur de l’homme, enivrante, venant couvrir ses sens alors qu’il semblait perdre pied. Le sol se dérobait sous ses semelles, emporté par la peur. Les joues devenues rouges lorsqu’il se rendit compte de sa soudaine approche, Matt se décolla de lui, son œil pâle visible sous sa mèche ébène. Il ressentait encore la présence de ses mains chaudes sur ses hanches, comme deux caresses changées en mirage. Il prit son sac de cours, se confondant dans des excuses qui n’étaient que des marmonnements incompréhensibles. Il n’avait qu’une envie; celle de fuir. Mais en était-il vraiment capable ? Quitter ses bras protecteurs pour se lancer dans des couloirs non-éclairés ?

    Le sac lui tomba une nouvelle fois des mains lorsque l’orage se manifesta, éclairant la moitié de son corps en quelques flashs réguliers. Tétanisé comme quelques minutes auparavant, comme quand la peur de l’homme lui avait sauté à la gorge, il n’osait plus faire un seul pas de peur d’attirer l’orage sur lui. L’orage entraîne le feu et le feu entraîne la mort. Et ces flammes, il s’en souvenait… Quand l’éclair avait frappé l’arbre et brûlé jusqu’aux racines, que le feu avait pris la forêt, qu’il avait perdu un objet précieux dans cet incendie forestier. Oh oui, il s’en souvenait.
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MessageSujet: Re: Y'a pas à dire, la merde, c'est toujours pour ma gueule [PV Matt]   Mer 4 Avr - 10:08

Le corps frêle contre le mien semblait tétanisé, comme surprit par le mouvement que j'avais eut l'audace de faire. L'attirer contre moi, le serrer entre mes bras, c'était sans doute la première chose réellement étrange que je faisais depuis le début de la semaine. J'ignorais encore que je n'en étais qu'au début. Je souris en réalisant que mon action l'avait probablement choqué, le nez dans les mèches sombres de Matt, je humais son odeur. Elle était différente de celles des autres, de bien des manières en fait mais ce qui ressortait de manière particulièrement inattendue était celle de la fumée. Des cendres. Une vague et discrète odeur de brûlé qui se mêlait étroitement à celle d'un corps d'homme, encore jeune, de la peur et de la surprise... et en prédateur, j'appréciais ce cocktail explosif qui me donnait des envies de chasses... qui n'avaient néanmoins rien à voir avec celle que j'avais l'habitude de pratiquer pour ma survie, lorsque je traînais encore dans le désert d’Égypte. Un sourire torve étira mes lèvres, dévoilant des canines anormalement longues et pointues. Soudain, dehors, le ciel éclata, déversant son trop plein de haine dans un grondement sourd suivit de près par le claquement sec d'un éclair qui illumina brièvement la salle... quelques instants avant que les lumières ne clignotent désespérément, tentant de conserver leur utilité avant de s'éteindre piteusement, vaincue par la nature.

Matt se serra brutalement contre moi, son nez se fourrant dans mon cou, exhalant un souffle brûlant qui balaya les mèches de cheveux qui traînaient contre ma peau. Son souffle et son corps contre moi allumèrent une lueur dans mon regard qui n'aurait rien eut de rassurant. Et avec la pénombre qui régnait ici, seulement troublé par les éclairs lumineux au dehors, j'étais prêt à parier que mon profil avait tout de démoniaque et aurait fait fuir les plus courageux sans l'ombre d'une hésitation. J'aimais l'orage. Qu'il soit de jour ou de nuit, l'eau sur ma peau était une bénédiction qui me donnait fréquemment envie de sortir lorsque le grondement raisonne, de sortir et de m'allonger par terre, me laisser baigner dans l'eau qui tombe du ciel. Les orages qui éclataient dans le désert où j'avais grandis pour une moitié de ma vie étaient d'une rare violence. Mortels souvent. L'eau, le feu, la foudre, tuaient à tour de bras dans cette zone là et j'avais pourtant survécu à bien des hécatombes. Seulement la peur qui s'était brièvement éteinte depuis ma présence venait de reprendre ses droits, embaumant la pièce de son odeur acide, m'emplissant le nez. Matt était terrifié par l'orage. Si je vous disais que j'avais soudain envie de sortir et de... gueuler après l'orage, lui hurler de dégager, d'aller voir ailleurs si on y est, vous vous foutriez de ma gueule ? Non pas que ce soit une bonne idée si vous désirez rester en vie. Ce foutu gosse me retournait le cerveau aussi sûrement qu'une centrifugeuse boosté aux stéroïdes.

Mon nez migra doucement des mèches sombres vers la peau de son cou... une zone particulièrement appréciée chez les félins. Mais c'était surtout chez les humains qu'elle était pratique. Souvent zone érogène, elle était aussi l'endroit parfait pour sentir l'odeur d'une personne sans une couche de vêtement pour en gâcher le goût. Je m'apprêtais à y passer la langue lorsqu'il s'arracha soudain à mon étreinte, marmonnant des excuses sans queue ni tête tandis que je le regardais, immobile.
Il se tenait de dos maintenant, son sac dans les mains, le tenant assez fort pour que j'en entende le tissu se froisser sous ses doigts... suivit de près par le bruit sourd du même sac s'écrasant au sol suite à une nouvelle débauche d'éclairs et de tonnerres qui éclairèrent brièvement le profil de l'adolescent. La raideur dans ses épaules était assez éloquente pour moi. Je jetais un regard par la fenêtre où l'orage battait son plein et poussais un soupire bref et silencieux avant qu'un sourire joueur n'étire mes lèvres. Je déposais le minuscule chaton sur mon propre sac posé sur la table où il se roula en boule sans une seule hésitation. C'est bien à cet âge là, ils en bronchent pas une et dorment quasi tout le temps. Mon fardeau en sûreté, je me retournais vers mon deuxième protégé. Dans l'obscurité je savais que le peu de lumière dispensé par les fenêtres de la bibliothèque était capté par mes iris et qu'ils pouvaient parfois prendre des teintes luminescentes semblables à celle des animaux sauvages que l'on voit à la télé. C'est donc avec la même démarche de félin aux aguets que je m'approchais doucement de lui, silencieux en diable. L'on aurait presque pu se dire que j'avais cessé d'exister. Mon souffle s'était ralentit et avait cessé de faire le moindre bruit, mes pieds foulaient le sol avec une souplesse telle que l'on aurait cru voir des pattes de chats se poser en silence... et je fus derrière lui.

J'approchais doucement mes lèvres de son oreille, soufflant dessus avant d'y passer ma langue, mes bras s'enroulant autour de ses hanches pour le ramener vers moi. J'émis un ronronnement rauque avant de passer mes dents sur le haut de son oreille, murmurant d'une voix on ne peut plus suggestive :

« - Oublie l'orage. »

Quoi ? Tous les moyens sont bons pour parvenir à mes fins, non ? Et s'il se retrouve avec la gaule, c'est tout bénéf' !
Je descendis mes lèvres de son oreille sans jamais quitter sa peau plus d'une seconde avant d'atteindre la zone entre sa mâchoire et son épaule, découverte par son pull à capuche où j'imprimais doucement mes lèvres, y appliquant mes dents juste de quoi lui en donner un bref frisson. Mon souffle était silencieux mais balayait sa peau tandis que je passais lascivement ma langue sur son cou, cherchant à lui faire oublier la peur qui suintait par tous ses pores, lui permettre d'effacer l'orage qui claquait dehors, dessinant des ombres sur les murs sombres de la bibliothèque. L'avantage du noir, c'est que personne ne nous verrait... sauf à contre jour, mais là, bien habile serait celui capable de deviner qui était qui.
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Matt Anderson

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MessageSujet: Re: Y'a pas à dire, la merde, c'est toujours pour ma gueule [PV Matt]   Mer 4 Avr - 11:04

    La peur est ce sentiment qui vous paralyse chacun des membres un peu comme si vous aviez trop pris de médicament. Elle vous rend complètement amorphe aussi. Mais c’est aussi un sentiment que l’on peut changer en une puissante poussée d’adrénaline. Et c’est ce qui fait toute sa particularité, celle que l’on aime ressentir dans un manège à sensations ou dans un combat épique. Mais dans son cas, Matt demeurait immobile, les membres raides, les muscles tendus. Combien de tour avait fait l’aiguille autour du cadran, quelle heure était-il à présent ? Il ne s’en souciait pas. Il avait perdu cette notion, comme un tourbillon de perceptions diverses.

    Il avait sentit la sombre présence du surveillant dans son dos, comme une aura menaçante. Comme un diable sortit de sa boîte. Ou plutôt comme… Un prédateur. Un frisson se glissa le long de son échine, lui arrachant un soupire qui s’éteignit dans les airs tandis que la phrase du tigre venait sonner à son oreille comme une échéance. Il devait oublier ? Nouveau frisson. Ses doigts sur ses hanches, son souffle brûlant sur sa chair, sa langue le long de son cou. Il rougissait indéniablement mais gardait un profond silence qui voulait en dire long. Son corps réagissait à ses avances, plus que ça, il usait de la provocation.
    Et il en demandait plus. Mais le Lytaria ignorait parfaitement toutes ces sensations qui envahissaient son corps en même temps. Quelles étaient-elles ? De l’envie, du désir, de la chaleur ? Son sang ne faisait qu’un tour, offrant quelques papillons furtifs dans son ventre sans pouvoir poser un doigt sur sa réponse. Il se laissait avoir dans les filets du félin, comme auparavant dans ce couloir. Il l’envoûtait, le charmait et Matt était incapable de ne pas céder à ses avances. Il était une proie de choix pour cet homme, lui qui était si faible d’apparence et pourtant… Ou peut-être était-ce juste un jeu pour lui ? Il ne se posait pas la question. Dans tous les cas, la réponse demeurerait muette.
    Le froid de la salle de l’atteignait plus, l’orage n’était plus qu’un souvenir. Les éclairs zébrés ne semblaient plus l’inquiéter. Il était perdu dans ce même tourbillon de sensations qu’il y a quelques secondes, il se laissait emporter par le courant. Et son dos se collait un peu plus au torse du surveillant alors qu’il tournait faiblement son visage vers lui, ses yeux voilés de brume. Une fièvre terrible l’avait volé, il se sentait dépendant, comme une drogue. Et Seth en était le dealer. Les lèvres entrouvertes alors qu’il expirait un souffle brûlant d’envie, Matt en détourna doucement son visage. Il pouvait entendre son cœur lui jouer des tours, frapper son torse, martelant sa cage de chair et d’os. D’une voix suave, il laissa entendre son nom.

    « - S..eth.. »

    Les joues encore piquées au vif, il renversa son visage en arrière, son crâne touchant l’épaule de l’homme, chaque sensation devenant plus intense pour lui. Et dire que cela n’était rien. Mais le jeune et frêle garçon n’avait jamais goûté au plaisir de la chair, pas même une seule fois. Même un baiser suffisait à le rendre dingue et muet. Il s’en mordit doucement la lèvre, ses mèches caressant ses joues, le visage dissimulé sous ses quelques cheveux rebelles qui prenaient soin de cacher ses rougeurs.
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MessageSujet: Re: Y'a pas à dire, la merde, c'est toujours pour ma gueule [PV Matt]   Mer 4 Avr - 11:22

Je glissais mes lèvres sur sa peau, mes dents y passant dans une brève apparition, leur pointe acérée égratignant la peau. Pas assez pour faire mal mais juste ce qu'il fallait pour atteindre les nerfs, les muscles, les faire tressaillir sous la sensation. La douleur trop douce devenait un plaisir et je savais le manier avec efficacité. Je remontais le long de la mâchoire pour aller mordiller la chair juste sous l'oreille, attendant la réaction de l'adolescent. Elle ne se fit pas attendre. Figé comme il l'était déjà quelques instants auparavant, je pouvais néanmoins deviner que la raison en était tout autre. Il me faisait penser à une biche prise dans les phares d'une voiture, incapable de se déplacer, attendant le dénouement fatal et inévitable. Comme charmé par le serpent que j'en étais venu à endosser le rôle. Petit à petit je sentis le dos du garçon se reposer de plus en plus contre moi.
J'en étais venu à oublier mon malaise dû à sa présence et à ma façon d'agir avec lui, à ne plus me souvenir pourquoi je me sentais comme piégé par son regard hanté. Au final je m'en foutais pas mal, autant profiter puisqu'il m'était permis d'obtenir quelque chose, de jouer, d'apprécier et de goûter. Se poser des questions, tergiverser, c'était pour les nuls, les peureux, ceux qui n'osent pas sauter quand vient le moment de sauter, parce qu'ils ignorent s'il y a des crocodiles dans l'eau, s'il y a des requins. Moi je saute, et je tue quiconque ose se placer sur mon chemin. Il n'y a pas de place dans ma vie pour l'hésitation.

Ce fut sans doute la raison pour laquelle j'agissais ainsi avec Matt. Je pouvais me faire virer. Il pouvait sans doute me flinguer avec un pouvoir dont j'ignorais la nature – parce qu'il était évident pour moi qu'il n'avait rien d'un Clyde, je le sentais à l'aura dangereuse qui l'entourait comme une amante jalouse. Je passais doucement mon nez sur la peau tendue de son cou, puis redressais mon visage pour croiser son regard. Je demeurais impassible même si j'eus un regain d'envie en apercevant le voile de désir qui recouvrait les pupilles incarnat du garçon. Un frémissement à peine perceptible me secoua lorsqu'il prononça mon prénom et j'eus envie de l'entendre le soupirer, le gémir même mais je refrénais le désir soudain qui venait de prendre la place première dans mon esprit. Je reculais de quelques pas à peine, lentement, appuyant mon dos contre les rayonnages d'une bibliothèque, tenant toujours mon précieux fardeau contre moi pour ne pas lui faire perdre l'équilibre, appuyant son dos contre mon torse pour qu'il conserve un appui correct. Là, je retournais fourrer mon nez dans son cou, y passant brièvement la langue avant de remonter, frôlant sa peau de son nez, de mes lèvres jusqu'à effleurer le coin des siennes en une caresse provocatrice, invitante. Je glissais l'une de mes mains sous son haut, redescendant légèrement pour passer mes doigts sous son jean, demeurant à la lisière sans jamais aller plus bas. Pas sans sa permission. Pas sans qu'il le désire réellement. Mon autre main remonta, se glissant sous son menton que j'attrapais doucement pour orienter ses lèvres vers les miennes. Je passais doucement ma langue sur celles-ci, doucement, sans jamais forcer le passage, sans jamais me montrer plus invasif que je ne l'étais déjà.

Je murmurais tout contre ses lèvres :

« - Dis moi ce que tu veux. »
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MessageSujet: Re: Y'a pas à dire, la merde, c'est toujours pour ma gueule [PV Matt]   Mer 4 Avr - 19:10

    L’innocence recouvrait ses traits d’une façon délicate. Comme une fleur qui n’avait jamais été souillée par une quelconque envie pécheresse. Il n’avait jamais éprouvé de désir envers qui que ce soit, lui qui était refoulé par la société, par ses proches. Lui qui n’était qu’une ombre grotesque et à peine visible. Aujourd’hui, il était prisonnier des griffes de ce tigre qui le retenait fermement, qui cherchait à le faire tressaillir. Mais comment Matt devait-il réagir face à ses avances ? Aucune idée.

    Chacune de ses caresses étaient de douces offrandes dont il n’allait pas repousser la présence, au contraire. Plus qu’en sécurité, il se sentait insaisissable par les autres. Mais la chaleur était totalement étrangère à ses habitudes. Il ne la connaissait pas, il ne l’avait jamais invité et encore moins ressentis. Son souffle se perdait de nouveau, il pensait même pouvoir apercevoir de la buée sortir de ses lèvres. Mais son regard n’était plus que flou et incapable de voir correctement ce qu’il se passait. Il ressentait, goûtait, appréciait. Et son corps qui en redemandait. Pourquoi ?
    Mais il perdait plus que pied et il se sentait mal à l’aise. Son expression soumise et incompréhensive demeurait pendue à son visage alors qu’il ressentait les lèvres de l’homme revenir effleurer les siennes comme il y a peu. Il tenta vainement de prolonger ce contact, de l’approfondir légèrement, autant qu’il le pouvait mais la langue de l’homme lui arracha un terrible frisson et il ne sut de nouveau quoi faire. Sa phrase le fit revenir à la réalité, comme un coup. L’orage revint plus vite que jamais et l’éclair illumina son visage, dessinant ses traits tirés par la frayeur. Il haïssait profondément ce son terrifiant qui émanait du ciel et plus encore ses flashs inconstants qui l’éclairaient à peine.
    Son regard croisa vaguement celui de son pseudo « amant ». Il rougit mais se décolla doucement de lui, étroit dans pantalon, plus que mal à l’aise et gêné. Son cœur se débattait, incapable de répondre à l’homme qui lui avait posé une question on ne peut plus gênante. Dans son état, il ne pouvait décrocher un mot, seulement quelques soupirs désespérés et de bas gémissements tandis que son corps luttait pour rester contre Seth. Mais son esprit lui dictait le contraire. Pouvait-on faire cela sans sentiments, sans avoir d’expériences passées ? Les réponses étaient de nouveaux fuyardes et lui, fuyait aussi.

    Le sweat lui tombait faiblement des épaules, trop grand, dévoilant sa chair blanche mais marquées de coups. Le sang séché ornait sa peau de tâches sombres, semblable à une feuille vierge tâchée d’encre noire. Il releva faiblement le tissu mais ce dernier ne daigna pas rester en place, au contraire. Il chuta un peu plus sur son avant bras, le haut de son torse visible aux yeux du surveillant. Son regard vint se poser sur Seth, le détaillant dans le silence, quémandant presque ses lèvres à distance.
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MessageSujet: Re: Y'a pas à dire, la merde, c'est toujours pour ma gueule [PV Matt]   Mer 4 Avr - 19:59

Sa peau sous mes lèvres était un délice qui me permettait d'oublier mon envie pressante de partir en chasse, de mettre à mort. Je suis une créature qui ressent beaucoup d'émotion avec une rare intensité. La colère, chez moi, était dévastatrice et mon désir, souvent brûlant et exigeant. Si je pouvais remplacer l'une par l'autre, c'était une bonne chose dans l'immédiat, malheureusement je ne savais pas trop si ce que je faisais était... bien. D'ordinaire, ce genre de scrupules ne m'aurait même pas atteint, en fait je n'en aurais strictement rien à foutre. Les autres et leurs regrets, leurs blessures qu'elles soient physiques ou psychologiques, ne me concernaient en rien. A mon sens, si un gars bandait, si une femme mouillait, cela signifiait ce que cela voulait dire. Un bon vouloir, une bonne volonté, si après ils se mettaient à chialer, ce n'était pas mon problème. Là, c'était différent. J'ignorais pourquoi. Cette fois-ci, j'avais peur de le briser, il me paraissait fragile et vulnérable. Moi, je suis une grosse brute, je frappe et je casse sans aucune distinction... je ne sais pas manipuler les choses fragiles. Le chaton qui roupillait allègrement sur la table voisine était la seule exception dans l'immédiat mais même cela, ce n'était pas un exemple probant. Cela ne faisait que quelques jours qu'il m'accompagnait et il n'avait pas les scrupules humains que je pouvais croiser dans le regard embrumé de désir du gamin. Moi qui avais tant méprisé ces gens pleins de scrupules, j'en étais venu à en ressentir aussi, vis à vis de ce gosse.

Concentré sur le goût de sa peau sur ma langue, sur la sensation de son dos contre moi, de sa chaleur se mêlant à la mienne, je fus presque surprit de le sentir se raidir et se détacher de moi. J'en compris la raison en sentant le parfum de la peur reprendre sa pleine mesure. J'aurais eut l'air con, si je m'étais rué dehors à rugir après Horus, Dieu du Ciel, pour qu'il veuille bien me foutre la paix.
J'observais donc ma proie s'éloigner de quelques pas à peine. Je sentais l'odeur de son désir, étroitement mêlée à celle de sa peur et, plus diffuse, du sang. Je pus donc voir sans aucun problème, dans la pénombre, son pull dégringoler, dévoiler sa peau pâle marquée de stries sanglantes. L'odeur du sang fut plus forte, désormais libérée de sa prison de tissu. J'eus quelques... difficultés à réprimer ma colère. Le regard désespéré et langoureux qu'il me jeta suffit à me faire oublier les quelques scrupules qui me retenaient encore et je m'avançais d'une démarche sûre et souple jusqu'à lui. Je refermais de nouveau mes bras autour de lui, inclinant ma tête jusqu'à venir chercher ses lèvres où je repassais ma langue, quémandant un accès qu'il m'offrirait peut-être, peut-être pas, mais en attendant j'étais fermement décidé à le tenir occupé jusqu'à ce que Zeus, ou tout autre déité qui soit, juge qu'il était temps d'arrêter de jouer aux emmerdeurs patentés.
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MessageSujet: Re: Y'a pas à dire, la merde, c'est toujours pour ma gueule [PV Matt]   Jeu 5 Avr - 12:41

    Il n’avait attendu que cela, sentir une fois de plus ses lèvres félines contre le siennes. Cette douce sensation qui était devenue une drogue sans qu’il ne le clame. Il aimait ressentir toute cette passion dans le baiser de l’homme, même si cela n’était pas intentionnel. Il appréciait juste se sentir aimé, désiré. Comme s’il était unique aux yeux de Seth, comme s’il ne pensait qu’à lui durant cet instant. Egoïstement, humainement, il gardait le tigre pour lui et à lui seul. Un sourire satisfait se dessina alors sur les lèvres du Lytaria qui glissa sa main sur la joue de son partenaire, embrassant ses lèvres, profitant allégrement de cette situation.

    Son cœur était devenu fou au contact de ses lèvres. L’aimait-il ? Enfin, savait-il ce que c’était, d’aimer ? Il ressentait certes ce petit quelque chose qui vous force à garder l’autre contre vous, cette possessivité bestiale qui vous pousse dans vos derniers retranchements. Mais il était incapable de raisonner convenablement, même si ces mots souhaitaient à tout prix sortir de ses lèvres. Il n’était qu’une petite souris entre les bras d’un tigre, piégé comme un rat entre ses griffes.
    Que pouvait-il bien faire, si ce n’est avouer ses quelques sentiments à l’égard de Seth ? Allait-il lui rire au nez et puis partir ? Non. Le surveillant était bien le seul à avoir éprouvé un quelconque désir pour le garçon alors, qu’attendait-il ? Il l’ignorait. Un frisson se glissa le long de son échine tandis qu’il écartait lentement son visage, son regard scrutant désespérément son amant sans qu’il ne daigne sortir un mot. Il avait réussi à oublier l’orage, les terrifiants éclairs et même l’école toute entière. La chaleur avait repris ses droits mais son regard n’était plus que trouble émotionnel. Ses lèvres le rendaient fou et il les fixait inlassablement.
    Le temps semblait se calmer au fur et à mesure que les minutes défilaient mais le soir tombait, gardant notre couple dans une obscurité partielle. Dans les couloirs, il y avait pas mal d’agitation dû à la coupure de courant, mais Matt ne l’entendait même pas. Il ne voyait que cet homme dont il s’éprenait dangereusement. Etait-ce bien raisonnable de tomber amoureux d’un surveillant alors qu’il n’était qu’un bête élève, banal et sans aucune attache particulière ? Il se mordit lentement la lèvre inférieure avant de revenir voler les lèvres de Seth, ignorant s’il faisait comprendre à ce dernier ce qu’il ressentait.

    Bientôt, il devrait quitter ses bras sans avoir de réponse, du moins, il ne pensait pas en avoir. Alors, il se mit à profiter de ce baiser comme si sa vie en dépendait, comme si c’était tout simplement le dernier.
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MessageSujet: Re: Y'a pas à dire, la merde, c'est toujours pour ma gueule [PV Matt]   Jeu 5 Avr - 18:58

Le sourire satisfait qui étira un bref instant les lèvres de Matt suffit à faire arrêter mon cœur. Il rata un battement tandis que les doigts se glissaient sur ma peau en une caresse délicieux qui me fit fermer les yeux de plaisir et d'attente mêlée. Je n'attendais que cela. Un geste envers moi, une réponse à mon attention pour me sentir plus à l'aise, moins... mauvais, moi qui croyais profiter de lui et de sa vulnérabilité, de son innocence. Je n'étais peut-être pas le seul à désirer contacts et soupires, il ne s'y connaissait juste pas assez pour savoir comment s'y prendre ni s'il s'agissait d'une bonne chose. Je sentis ses lèvres se poser sur les miennes avec un plaisir fébrile qui manqua de me faire perdre les pédales tant ma poitrine se gonfla d'une gaieté qui ne m'était pas habituelle. Je posais instinctivement mes mains sur ses hanches avec possessivité. Trop perdu dans la sensation de ce bref contact, trop peu appuyé pour m'être réellement satisfaisant mais néanmoins plus que je n'osais en espérer, j'en oubliais presque mon désir de meurtre. Il se recula, empreint de cette candeur qui semblait être une caractéristique de ceux qui ne s'y connaissaient pas encore, qui découvraient à peine les plaisirs de la chair.

Son regard se fixa sur moi, guettant ma réaction, attendant ma réponse à cette question muette qu'il m'avait adressée. Je souris légèrement, conscient de ses yeux posés sur mes lèvres et passais lascivement ma langue sur celles-ci en une provocation silencieuse. Mon sourire revint et je le regardais revenir vers moi, ses lèvres reprenant possession des miennes en un baiser qui me donna soudain l'impression qu'il y passait un message plus particulier que le précédent. Il avait un goût d'au revoir, d'incertitude... je me fis un plaisir de lui offrir cette certitude qu'il semblait chercher avec tant de désespoir. J'entrouvris légèrement les lèvres, lui offrant un accès silencieux à ma bouche, ma langue venant à la rencontre de ses lèvres en une caresse légère, à peine perceptible, juste appuyée ce qu'il fallait pour lui permettre de se rendre compte de sa présence.
Je refermais mes doigts sur ses hanches, l'approchant un peu plus de moi pour coller son corps au mien. Son dos collé à mon torse, j'offrais à notre baiser une autre dimension, plus proche, plus intense aussi... que j'interrompis trop vite à mon goût. Je relevais vivement la tête, l'orientant instinctivement vers la source du bruit qui se déplaçait dans notre direction. Un tic léger agita ma joue tandis qu'un éclair de colère s'allumait dans mon regard. Dans l'obscurité, j'apercevais sans peine la silhouette de la bibliothécaire qui se dirigeait vers nous, s'approchant bientôt de trop près pour que notre étreinte ne soit pas vue. Et ces mégères étaient de véritables commères. Je me penchais doucement vers l'oreille du garçon que je tenais tout contre moi, resserrant mes bras autour de lui comme pour mieux le ressentir une dernière fois contre moi.

« - Une bibliothécaire vient vers nous. Tu devrais partir avant de t'attirer des ennuis. »

Je ne lui dis pas que je me mettrais aussitôt en chasse des ahuris qui s'en étaient prit à lui. Leur odeur demeurait sur sa peau, je retrouverais leur piste sans faiblir et leur ferait passer l'envie d'un jour recroiser sa route, je me le jurais avec une férocité qui me tira presque un sourire de dément.

« - Je te retrouverais. Jusque là... fais attention à toi. »

J'embrassais la peau sous son oreille, passant brièvement ma langue sur celle-ci comme un au revoir avant de reculer de quelques pas, me fondant dans l'obscurité avec l'aisance d'un prédateur. Ce que j'étais, et ce, jusqu'au bout des ongles.
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