Lorsque la haine se mêle à la magie, il faut savoir faire un choix.
 
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 ¿ A qué se parece el demonio que duerme en ti ? (Terminée. ♥)

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Ruben Andueza Cintas

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Messages : 8
Date d'inscription : 01/04/2012
Age : 24

Journal de bord
Age:: 23
Pouvoir:: Maître des Ombres ~
Relations::

MessageSujet: ¿ A qué se parece el demonio que duerme en ti ? (Terminée. ♥)   Dim 1 Avr - 2:53


INFORMATIONS

« A quoi ressemble le démon qui sommeille en toi ? »

CURRICULUM VITAE
    § Nom : Andueza Cintas
    § Prénom :Ruben
    § Âge : 23 años
    § Sexo : Masculino
    § Orientation sexuelle : Bisexual pero prefiere los hombres
    § Date et lieu de naissance : El tres de julio, en Bilbao
    § Poste, métier, matière enseignée : Profe de español
    § Ancien groupe : Starth

DON

    § Don :
    ♪ Maître des Ombres
    Le contrôleur de ce don a la formidable faculté de pouvoir modeler les ombres autour de lui.

« Les monstres et les dragons de la nuit. Les animaux et les arabesques du jour. L'oeuvre du soleil reconstituée en vagues et visages. L'obscurité est sans nul doute l'arme de Ruben. Transformer la noirceur en chinoiseries. Faire apparaître des oiseaux et des serpents par une simple pensée.
Ruben n'a pas toujours su utiliser correctement son don. Les ombres répondaient à son comportement, à ses états passagers, se déguisant sous des traits effrayants si l'humeur n'était pas à la plaisanterie. Ou tout au contraire, quand les jours étaient bons, elles formaient de jolis tableaux sur les murs. Ruben s'est rendu relativement tôt compte qu'il avait une telle relation avec l'obscurité, mais n'a que tardivement cherché à se l'approprier.
Au jour d'aujourd'hui, Ruben est toujours victime de la liberté de ses amies s'il ne contrôle pas ses pensées. Mais il peut également décider de leurs formes et de leurs mouvements. Il sait que son don peut être encore plus approfondi, et essaie de matérialiser la noirceur. La concentrer en une entité en trois dimensions. Mais pour l'instant, il n'arrive qu'à former de petites billes noires. »


Comme j'ai été un peu -trop ?- inspirée, je suis partie dans un grand délire. Les informations importantes sont présentes en dehors des crochets ! S'il n'y en a pas, prenez votre mal en patience : les informations sont éparpillées dans le blabla !/MEURT


Regarde-moi


    ~ Dame más dolor

. [ El 24 de abril de 2007
« Je crois que Ruben est amoureux d'un garçon.
C'est direct, hein ! T'es surpris, toi aussi. Je dois t'avouer que je suis totalement sur le cul, pour ne pas dire autre chose. C'est le ciel qui me tombe sur la tête. Je ne sais pas vraiment comment réagir, surtout qu'il attend de moi que je le comprenne. Il ne me l'a pas dit clairement, mais bon. Son état d'esprit en dit long. Dois-je être honnête, je ne sais pas trop encore.
En apprenant ça, j'ai appelé Akira. Je devais en parler à quelqu'un. Heureusement qu'il est là, et qu'il ne juge pas mon entourage. Je me vois mal devoir annoncer la sexualité de mon frère à mes copines, et encore moins le regard de nos parents. Quelle horreur.
Après avoir fini la plaquette de chocolat, je suis allée voir Amaia. Je t'en ai déjà parlé, c'est la fille qui est toujours en manque de copain. Elle court à droite et à gauche en criant qu'elle est seule et en suppliant tous les beaux garçons de bien vouloir d'elle. C'est vrai qu'elle est très jolie, mais son caractère laisse à désirer. Bien qu'elle reste avec nous, je ne l'ai jamais trop calculée. Depuis l'histoire avec Luxia, elle me sortait un peu par les yeux. Mais j'avoue que là, je n'ai pas résisté. Si Ruben devient gay, je ne saurai jamais comment réagir. Je dois le reconvertir ! Alors j'ai parlé de Ruben à Amaia. J'espère qu'elle tombera vite dingue de lui, et qu'elle l'accostera sans l'effrayer, surtout !
 »

A. Luisa / ¡ Nutella, mi amor ! *q* ♥♥ /
- ¡ Hola guapa ! Je vois que tu es à la recherche de l'homme idéal...
♠ Amaia ♠ ~ « Vivir, es querer. ! Te quiero, amigo ! »
- Hum, mouiii !
A. Luisa / ¡ Nutella, mi amor ! *q* ♥♥ /
- J'ai ce qu'il te faut, chérie : Ruben Andueza Cintas est dans la place !
♠ Amaia ♠ ~ « Vivir, es querer. ! Te quiero, amigo ! »
- ... Ton frère ?
A. Luisa / ¡ Nutella, mi amor ! *q* ♥♥ /
- Oui, je crois que tu ne l'as jamais vu. Il fait des études générales, lui. La cuisine, c'est pas son truc !
♠ Amaia ♠ ~ « Vivir, es querer. ! Te quiero, amigo ! »
- T'as une photo ? *o*
A. Luisa / ¡ Nutella, mi amor ! *q* ♥♥ /
- Non, mais je vais te le décrire brièvement. Déjà, il est plutôt grand, mince, musclé. Il fait du flamenco avec moi. Ensuite, il est brun, a les yeux verts, euh... Enfin, il me ressemble pas mal quoi. C'est mon jumeau après tout. --'
♠ Amaia ♠ ~ « Vivir, es querer. ! Te quiero, amigo ! »
- Haan, je veux le voir, on se fait un ciné tous les trois, ce week-end ? :3

. El 28 de abril de 2007
« J'ai réussi ! J'ai reconverti Ruben. Appelle-moi Parfaite ! On est allé au cinéma, avec Amaia, cet après-midi. Je crois que c'était un film nul, mais on s'en fout. Oh mon dieu, je me trouve merveilleuse. Amaia a réellement craqué sur Ruben, et elle lui en a mis plein la vue. Sur le chemin de la maison, il m'a confié qu'il avait adoré cette sortie, et qu'il pensait accepter de devenir son copain. Je suis aux anges, c'était si facile ! De mon vivant, jamais Ruben ne deviendra gay, tu peux en être sûr ! Il faut que j'annonce tout ça à Akira, il va être choqué de mon talent d'entremetteuse ! ♥ »

. El 23 de febrero de 2009
« GARCE.
J'ai bien changé, depuis. Je suis devenu l'homme que tu as quitté. Le sang sur lequel tu as craché. Mon flamenco n'est rien, sans ta robe à volant. J'ai grandi, j'ai muri. J'ai pleuré et haï. Je ne suis qu'un corps flétri, sans toi. Ou plutôt, ton Ruben est mort, avec ta trahison. Garce. Notre fraternité n'était rien pour toi. Tu m'as manipulé. Tu as fait de moi ce que tu voulais que je sois. Si j'avais su, que c'était moi, le pantin, dans cette histoire. Je ne serai pas sorti avec Amaia. N'aurais pas souffert. N'as-tu eu aucun remords à me voir pleurer ? Juste pour ton bonheur sale. Va crever, je te ferai bouffer tes préjugés et tes blasphèmes à la con. ]
Me reconnaîtras-tu, quand parmi tous ces japonais en noir et blanc, le soleil de l'Espagne viendra éclairer ton regard ? Quand tu devras lever la tête pour admirer mon visage ? Que tu sentiras mes os en me serrant dans tes bras ? Parce que oui, j'ai encore grandi. J'atteins presque le mètre quatre-vingt sans pour autant le conquérir. J'ai minci aussi. J'ai perdu le corps musclé que tu as tant vanté. J'ai arrêté le sport, tout simplement. Je ne me suis jamais entretenu, tu m'y as toujours obligé. C'est pour garder une ligne agréable et désirable que je cours tous les dimanches. Pour mes plaisirs personnels, vois-tu. Tous ceux dont tu ne voulais pas entendre parler. J'ai coupé mes cheveux. Ils sont courts, bruns et ondulés. Je les coiffe à la va-vite, pour conserver le charme du méditerranéen nonchalant. J'aime ce préjugé, cette idée de sieste et farniente. Cela ne me représente qu'à moitié, mais ça me confère un charisme fort appréciable. Un charme que tu ne sauras pas avouer. Puisses-tu un jour savourer celui que je suis devenu avec tous les regrets du monde. Mes yeux sont restés verts, comme les tiens. Histoire de ne pas oublier qui nous sommes. Je n'ai plus le visage d'enfant, tendre et rond d'autrefois. Les angles m'ont marqué ne serait-ce qu'un peu. La douleur tout autant, même plus. Mes pommettes hautes, mes arcades élevées, mon nez mutin, mes lèvres minces. Détails qui me relient à toi inexorablement. Le miroir me rappelle ton visage, et ton faux-air d'ange me fait vomir. J'espère que tu auras oublié la garde-robe que tu m'avais faite. J'ai brûlé les tee-shirts affublés de motifs immatures et pastels. Je ne reste plus dans tes codes vestimentaires. Je suis mes envies. Chemise et jean me siéent bien mieux. Surtout le blanc immaculé. J'ai gardé ma croix, même si je suis loin de correspondre aux attentes de Dieu. S'il ne peut lui-même accepter que la vie se conjugue maintenant à la première personne, je ne sais pas qui me soutiendra. Plus jamais toi, tu es toute ma haine. »


Regarde en moi


    ~ Olvida todo lo que conociste

. [ El 27 de octubre de 2006
« Il a recommencé. Je le déteste, quand il fait ça. S'il savait à quel point je le hais. Peut-être que je devrais m'énerver davantage. Mais pourquoi ne comprend-il pas que c'est effrayant ? D'où les ombres se trémoussent-elles comme ça ? Ce n'est pas normal. Et lui, il s'en amuse. Quel con. Je le hais ! Ses bizarreries ne font rire que lui. Et encore, heureusement que je suis la seule à savoir qu'il peut changer la forme des ombres juste en y pensant. Imagine, nos parents. Je les vois déjà retourner à l'église pour se confesser. Toute leur vie ruinée par une espèce de débile profond qui s'amuse à donner vie aux ombres. Y pense-t-il parfois ? Si j'avais un don, je lui ferai bouffer le sien. Le genre de pouvoir qui annihile ceux des autres. Au moins, il n'y aurait plus de surnaturel. Et je ne serai pas obligée de répéter à Ruben qu'il doit arrêter avec ça ! Je suis ravie qu'il ait compris que ce pouvoir devait rester secret. Un bon point, déjà. Mais bon, s'il pouvait également éviter de se laisser aller quand je suis là, ça m'arrangerait. Il fallait que je me défoule, et comme je ne peux pas parler de ça à Akira... Il ne comprendrait pas. Déjà que j'ai du mal à accepter, alors que le même sang coule dans nos veines. J'aurai préféré être une étrangère, je n'aurai pas eu à me poser tant de questions. Gracias, diario mio. ♥ »

. El 23 de febrero de 2009
Ruben relut quelques fois le court message. Prétendait-elle vraiment que leur fraternité était mise en jeu ? Osait-elle une seconde y penser sérieusement ? Une ombre explosa, dans un coin. Implosion totale, sourde et muette, transcrite par une forme noire sur un mur. Ruben avait toujours agi ainsi. Se taire, accepter, obéir, ne rien entendre, acquiescer bravement. Loin du téméraire. Loin de l'aventurier. Juste le frère sage et joliment poli. Un brin d'humour contrôlé quand cela pouvait s'avérer utile. En réalité, Ruben avait été un garçon parfait sous tous les angles. Et le frère d'Ana Luisa avant tout. On n'avait parlé de lui que de cette manière. « Ruben, le frère de Ana Luisa. Les jumeaux populaires et enviables. » A vomir. Le sang n'était rien. Que du liquide rouge et poisseux.
La haine lui brula les joues. Il avait envie de hurler, pour une fois. De devenir le fou furieux qu'elle avait enfermé. De la mordre à lui arracher la chair. Mais elle n'était pas là. Pas là pour recevoir les coups qu'elle méritait. Pas là pour réaliser l'ampleur du cauchemar que Ruben allait vivre. Juste absente. Lui faire payer. Seize ans de gâchés. Seize ans à n'être qu'un autre. Il fallait renaître, et se reconstruire. Se trouver, dans tout ce fracas de souvenirs. Gratter sous l'épais épiderme de haine pour découvrir l'étranger. Car une chose était sure, si en cet instant, seule la ire chantait, arriverait un temps où Ruben saurait choisir sa voie. Et cette dernière ne ressemblerait en rien à ce qu'il avait, jusqu'alors, pu connaître. Elle l'avait désiré beau pour ces dames. Il serait lui pour tout le monde. Elle l'avait souhaité agréable et poli. Il serait égoïste et silencieux. Il ferait sa vie comme elle vient, sans perdre l'objectif de lui faire manger sa stupidité. Esprit vengeur anciennement manipulé, le monde est dur à ceux qui ouvrent les yeux.
]

. Quelques mois plus tôt
« Ana Luisa. J'espère que tu as bien joui de mon absence. Ou plutôt, de ta fuite. Parce que je suis tellement différent maintenant. Sois bien assise, et respire profondément. Les années ont passé. J'ai pleuré longtemps avant que l'argile ne sèche autour de mes chevilles. Je ne nie pas que j'ai été faible, manipulable, totalement soumis à notre gémellité. Mais ce temps-là est révolu. Je le sais bien plus que toi; si simplement tu avais pris des nouvelles. Alors ton choc n'aurait pas été si grand. Maintenant, évite de suffoquer devant ce personnage que j'assume et que tu hais. J'aime tant tes préjugés minables, que je les porte en provocation. Oublie l'enfant tendre et gentil, à l'humour simple et apprécié, au charisme travaillé et à la popularité inégalée. Il t'appartenait, et son monde s'est écroulé il y a bien longtemps. Remarque l'homme brut. Le diamant mal poli. Mon charme n'est réfléchi que les nuits où je compte finir dans le lit d'un autre. J'aime sortir tard le soir et découcher. N'était-ce pas un de tes interdits formels qui se lève ? J'aime aimer l'humain dans son ensemble, même si je préfère quand il en a entre les jambes. Histoire de te faire vomir un peu plus encore. Je laisse les occasions m'impressionner sans forcément aller à leur encontre. Mes amours, aussi naïfs aient-ils été, n'étaient pas prévus. Une amitié qui dérape, un partenaire qui s'attache. Je n'ai pas de rituel malsain. Pas de ciné-resto-bisou comme tu l'idéalisais. Je suis détaché. Les choses arrivent et disparaissent quand elles le veulent. Mais cela ne veut pas dire que mon coeur est inaccessible. J'aime et pleurs, déprime et relativise. Après tout, je crois que je suis naïf, un peu. Ou sentimental, peut-être. Mais j'évite d'exposer mes chagrins à qui veut. J'aime qu'on pense que je suis détaché de tout. Cela me protège sans aucun doute. On évite de me raconter les histoires dramatiques d'enfances désastreuses. Je ne suis pas la bonne personne, pas la bonne oreille. On me tait ces futiles contes, j'apprécie. Les amis que je me suis fait en ton absence n'ont rien des délectables lovers que tu m'avais gentiment trouvé. Geek, moine ou drogué. Du moment que le feeling passe, je ne fais pas de différence. La question est de savoir si je sais me confier à eux. Non, pas réellement. Peut-être ne sont-ils pas des amis comme la morale les définit. Ce sont les seuls qui peuvent me balancer leurs galères sans que je leur crache à la gueule. Je n'aime pas les gens qui se plaignent, en fait. J'aime les gens fiers, mais honnêtes et humbles. Qui regardent leurs faiblesses de haut en arquant un sourcil. Qui ont souffert mais se sont remis en question. Les minettes qui passent leur temps à s'apitoyer sur le sort, qu'elles aillent voir ailleurs. Je ne veux pas vivre dans la peau d'un psychologue. Je ne suis pas tendre avec ce genre d'énergumènes. Mis à part ce côté un peu détaché qui me caractérise fort bien, je suis un homme sérieux. Ponctuel. Je ne sors pas sans avoir corrigé mes copies. Je suis organisé, quand il s'agit du travail. Je m'arrange pour toujours avoir fini mes devoirs pour être libre le soir. Et si je m'endors dans un autre lit que le mien, je serai malgré tout présent le lendemain à mes cours. Être professeur n'est peut-être pas une vocation pour moi, mais j'apprécie de voir les élèves batailler sur les r roulés. Craquer sur un de mes élèves m'est déjà arrivé. Cela ne me dérange pas, je suis suffisamment détaché pour ne pas être découvert. Stratagème. Pour ces adolescents, je suis juste jeune et silencieux. Apprécié, aussi. Je ne suis jamais injuste. Je ne profite pas de mon poste pour établir une relation malsaine de domination scolaire. Je suis trop jeune, peut-être, pour cela. Ou trop gentil, encore. Je respecte mes supérieurs et mes aînés raisonnablement, mais je ne permets pas qu'on me rabaisse illogiquement. S'il le faut, je le dis à haute voix. J'ai trop donné pour encore me laisser avoir. Dans le bus, je suis de ceux qui se lèvent pour laisser les plus âgés s'assoir, mais également de la minorité qui répond aux aînés quand ceux-ci dépassent les bornes. L'âge n'excuse pas tout. Je déteste me sentir adulte. Peut-être parce qu'à cause de certaines personnes, mon adolescence m'est passée sous le nez. Qu'on me rappelle mes vingt-trois ans me met hors de moi. Si j'économise, ce n'est pas pour ma retraite mais pour les sorties et les plaisirs que je m'offre. Mon rapport à l'argent est tout à fait sain, et je suis également très sérieux à ce propos. Je ne suis pas radin, mais je n'aime pas en faire trop profiter autrui. Comme mon don, en réalité. Mes amies noires sont toujours là à gigoter discrètement lorsque j'ai le dos tourné. S'amusent entre elles dans un coin, je ne les chasse pas. Elles sont là, je les accepte, mais je ne leur permet pas de déambuler sous le nez des passants.
Au final, ma vie est bruyante, même si je ne le suis pas. Classe la journée, fêtes le soir, doux souvenirs la nuit. Quand je peux enfin rentrer chez moi, je me sens apaisé. Je joue avec mes ombres et parle tout seul. Je suis enfin au calme avec moi-même. Avec mon but secret, enfoui au plus profond de mon âme. Avec mon passé et ma vie. Avec ma haine et ma folie. Avec ton visage lapidé. Avec toi, ma soeur. Ana Luisa. Je respire ma vengeance, enfin. 
»


Regarde derrière moi


    ~ En fronte del espejo

. El 14 de septiembre de 2008
« Je suis tellement excitée. Akira est merveilleux. Je ne sais pas comment t'expliquer à l'écrit tout ce que je ressens pour lui. Je l'aime, c'est tout. Plus que je n'aimerai jamais personne, je le sais. Je trépigne d'impatience de partir avec lui. Notre départ est prévu au deux janvier. Comme c'est pendant les vacances, Akira a dit que cela serait moins suspect. Il a pas vraiment tort, après tout : un voyage avec des amies en plein milieu de l'année scolaire, c'est carrément pas malin. Heureusement qu'il est là pour tout organiser, parce que sinon, je serai déjà grillée à cent mille. Surtout par Ruben. Je pense qu'il doit se douter que je suis amoureuse. Même si je m'efforce d'avoir l'air normale, j'arrive pas à tout garder pour moi : je suis vraiment excitée. Il est temps de passer à table. Te dejo, amigo. »

. El 23 de diciembre de 2008
« ¡ Dios mia ! Une semaine. Tout est prévu. Le 2 janvier, je rejoindrai Akira pour quinze heures, et il m'emmènera directement à l'aéroport de Bilbao. L'avion est à 21h, on ne pourra pas le louper. Je suis dans un état d'excitation démesurée. J'ai l'impression que ma vie va commencer une fois dans l'avion. Ma vraie vie. Le Japon, le vrai pays du soleil levant. Je vais y vivre, tu te rends compte ! Moi, toujours pas. Avec Akira. Depuis le temps que j'en rêvais. Une fois là-bas, on va vivre chez sa soeur en attendant de se trouver un appartement sympa. Elle s'appelle Momoki et est adorable. On a parlé hier, elle est très heureuse de pouvoir enfin me rencontrer. Elle m'a dit que Akira ne faisait que lui parler de moi. Ca m'a fait rougir, c'était horrible. J'étais tellement heureuse. Il faudra aussi que je me trouve du boulot. Je ne veux pas continuer les études. Je veux pouvoir me marier au plus vite avec Akira et devenir une épouse admirable. Je suis montée sur ressors. Cinq ans qu'on envisageait de ça. Ce voyage. Cet avenir. Je sais que je ne suis pas dans l'erreur. Et même si, vraiment, je devais regretter d'être partie, ce n'est pas pour autant que je quitterai le Japon. Ma vie est là-bas. Mon coeur aussi. C'est mon âme qui le crie. Je te laisse, à demain. J-10 ! »

. El 1 de enero de 2009
« J'ai pris une grande décision. Je vais te laisser ici. Peut-être que Ruben te trouvera, et il saura qu'il ne m'est rien arrivé de grave. Akira insiste pour que je garde le silence. Il a raison. Lui comme moi, on sait que personne n'approuvera ma décision. Alors bon, je vais envisager que mon frère mettra la main sur toi. Et je vais lui écrire. J-1
Querido Ruben, hermanito mio,
Je suis désolée de partir si soudainement. J'aurai peut-être mieux fait de te tenir au courant, mais m'aurais-tu laissée partir ? Je suis certaine que non. Et je suis tout autant certaine que je t'aime, et que ce départ ne changera rien à mes sentiments. Tu es mon frère, et à jamais. J'avoue ne pas savoir trop quoi t'écrire. Je suis tiraillée entre le déchirement de te quitter et l'impatience de vivre. Tu sais à quel point je ne suis pas douée quand il s'agit d'écrire. Quoique toi non plus, alors tu me pardonneras, j'en suis sure. Juste, fais bien attention à toi, et je te promets qu'en échange, il ne m'arrivera rien. Je suis forte, et toi aussi. Alors je compte sur toi. Tu vas me manquer. Beaucoup plus que tu ne le crois, frangin. Te amo, Ruben. Tu hermanita querida, Ana Luisa.
~ J'ai trouvé cette photo dans mes affaires. Elle date du spectacle de flamenco organisé par le lycée, tu te souviens ? Je te la laisse -j'en ai fait une photocopie-, alors j'espère qu'elle saura te rendre le sourire quand je te manquerai trop. Besos
♥. »



. El 12 de febrero de 2009
« Tu n'es qu'une disgracieuse traîtresse. Menteuse et vile par dessus tout ça. ¡ Egoista ! »
L'idée lui vint de loin, très loin. L'envie se fit pressante, gênante. Desespéré, Ruben céda : il empoigna la photographie et la déchira. Ses larmes abusées lui brûlant les joues, il sanglotait frénétiquement. Assis dans un coin de la pièce plongée dans le noir, le garçon n'avait qu'une envie : se griffer les joues au sang. La douleur physique est tellement réconfortante : elle peut s'évanouir. Le coeur brisé s'accroche, il ne disparaît jamais complètement, se tapit dans un coin de votre âme et rejaillit quand la faiblesse vous dévore. Mais pour seul soutien, la présence des petites flammes noires grouillantes autour de lui. Se frottant à son corps tremblotant, délicieuses et dangereuses. Silencieuses, elles s'étaient toujours tues, mais l'avait suivi dans ses débâcles et ses tempêtes, ses joies et ses amours. Ils s'appréciaient le plus naturellement qui soit. Il leur donnait vie, et elles s'animaient gaiment, sans qu'il n'attende jamais quelque chose d'elles. Elles voletaient comme des hirondelles à longueur de journée, attendant qu'il daigne bien jouer avec elles. Non pas que Ruben les renie, juste qu'il ne s'intéressait jusqu'alors pas à ce don. Il les aimait bien, mais on lui avait strictement interdit de montrer cette facette à qui que ce soit. Enfin, Ana Luisa, lui avait interdit. Il grommela à nouveau en pensant à toutes les choses qu'il n'avait pas pu réaliser à cause de sa soeur. A toutes les manipulations qu'il n'avait su deviner. En réalité, sans aucun jeu de mot, sans aucune pudeur, il pensait que ce n'était pas sa vie qu'il avait poursuivie. C'était l'image et le temps choisis par sa soeur. Tout, absolument tout ses moindres et gestes avaient été en sa faveur à elle. Et dans cette pièce noire, embrumé dans ses sanglots, il se demandait qui il était, lui. Ruben. A la recherche d'une réponse, il sécha violemment ses larmes et récupéra le journal à ses pieds. Tournant les feuilles vivement, déchirant certaines, il revint au début des écrits.


. El 4 de julio de 2006
« Mi querido diario,
Première fois que je vais tenir un journal. Je suis contente qu'on m'en ai offert un. En plus, il est trop beau. ♥ Bon, alors, je vais d'abord me présenter, hein ! Je m'appelle Ana-Luisa Andueza Cintas, et j'ai quinze ans depuis hier. J'ai un frère jumeau qui s'appelle Ruben et avec lequel je fais tout. On s'entend super bien, on a les mêmes goûts, les mêmes activités. De vrais jumeaux, en fait. Donc on est nés à Bilbao le 3 juillet. Nos parents nous on eu relativement jeunes, je crois que Papa avait presque trente ans, mais Maman en avait tout juste vingt-trois. D'après eux, cela ne les a jamais dérangés, parce qu'ils avaient suffisamment économisé pour nous offrir une vie décente. Ils sont très croyants, alors on a eu droit à toutes les étapes du parfait-petit-chrétien. Personnellement, je n'y ai jamais trop pris plaisir, mais bon. Avec Ruben, on a été à l'école, on était bien intégré. Il faut dire, les gens adorent les jumeaux, je ne sais pas pourquoi. Et puis, je suis jolie, et Ruben, je fais attention à ce qu'il soit beau aussi. Cela ferait un peu tâche s'il s'habillait n'importe comment, non ? Nous sommes rentrés au collège, et nous avons commencé le flamenco. Je voulais absolument en faire, et avec un peu d'effort, nous sommes doués. On a participé au concours et les jurys nous on donné la première place. Je dois encore avoir la coupe quelque part par là... Bref.
Les années de collège se sont bien passés, je faisais toujours en sorte d'être un peu la fille qu'on adore, populaire, tout ça, parce que j'adoooore ça. Le duo qu'on forme avec Ruben est toujours aussi apprécié. Mais sans qu'il le sache, j'ai beaucoup de secrets pour lui. Du genre, que je sors avec Akira depuis quelques années, maintenant. Je ne sais pas comment il fait pour ne rien remarquer, j'ai l'impression de faire boulette sur boulette. Non, en fait, j'ai l'impression que sans moi, Ruben n'est rien. C'est assez comique mais un peu pathétique à la fois. Du genre, quand je suis pas là, il fait ses devoirs. Les amis qu'il a sont populaires, pourtant. Il pourrait les inviter ou je ne sais pas. Bon, faut dire que c'est un peu moi qui les ai présentés, aussi. Comme ses petites copines, je m'assure qu'il ait de temps en temps une relation. Parce que sinon, on va penser qu'il est inintéressant. Et mon frère ne sera jamais inintéressant ! Enfin, pas tant que je serai là, du moins. Cette année, nous sommes rentrés au lycée. Je suis une grande fan de cuisine, et j'ai réussi à convaincre mes parents de m'inscrire dans un lycée spécialisé. Ruben voulait me suivre, alors qu'il sait tout juste casser des oeufs correctement. Je lui ai conseillé de rester dans le général, surtout qu'il a de bonnes notes. Vraiment, parfois, j'ai l'impression qu'il n'est pas très lucide. Mais bon, je l'aime quand même.


. El 12 de febrero de 2009
Ruben se laissa tomber en arrière, soutenu par le mur. Voilà tous ses doutes expliqués en détails. Oui, sans Ana Luisa, il n'était rien. Parce qu'il n'avait jamais pu devenir lui. Il n'avait été là que pour renforcer l'ombre de sa soeur. Que pour son service, pour être populaire à travers leur fraternité. Le flamenco. Aimait-il ça ? Pas spécialement. Pourquoi avait-il commencé ? Il ne se rappelait pas une envie particulière de pratiquer cette danse endiablée. Et Julio, Jorge, Felipe. Avait-il passé un seul moment avec eux sans que sa soeur ne lui ait conseillé de le faire ? Lucia, Amaia... Que de filles qu'il avait embrassé sans comprendre. Et auxquelles il s'était attaché sans même connaître le vrai visage de cette relation. Pour lesquelles il avait versé des larmes amères. Tout ça à cause d'une seule personne. Jusqu'aux dernières minutes, Ana Luisa n'avait pas une seconde regretté ses actes. Elle n'avait pensé qu'à elle du début jusqu'à la fin. Profité de l'amour que Ruben lui portait. Joué de leur sang similaire sans foi ni loi. A chaque seconde. Avait-elle juste une fois pensé à lui, et à son bonheur ? La colère lui piqua le nez. Il se laissa aller aux cris et aux larmes, déchirant le petit journal rose. Les feuilles volèrent, parcourues des ombres joueuses. Remarquant le manège sombre, Ruben se souvint les contre-indications d'Ana Luisa, quant à ce don. Sans réfléchir davantage, l'adolescent s'aida du mur pour se relever, et tourna la poignée. D'un pas calme et assuré, il traversa le couloir. Tira une nouvelle porte. Releva la tête, haute. La lumière du séjour s'éblouit un instant. Il se cacha le yeux et s'habitua à cette nouvelle sensation. A cette nouvelle naissance. A ce nouvel air qui emplissait ses propre poumons. A cette vie qui commençait enfin. A Ruben.
Dos à lui, ses parents tournèrent lentement les épaules pour lui faire face. Le ralenti prit des heures. Leur moue terrifiée, leurs yeux écarquillés. Leurs traits tirés. Le tremblement de leur main face à ce qui désormais ne devait plus être caché. Un monstre noir les avala, plongeant la pièce et la vie dans l'obscurité. Ne plus être une ombre. Vivre avec les ombres.


. Quelques mois plus tôt.
« Le Japon, enfin. Depuis le temps que j'attends ça. Ma vengeance a sonné. J'ai tout fait pour que je n'adhère pas à ses idées. J'ai durement travaillé pour en arriver là. Dévoiler mon don secret. Quitter la maison. Apprendre l'anglais, et le japonais. Obtenir mes diplômes. Trouver un travail pour payer mes études. M'ouvrir aux autres. Ouvrir mes cuisses, aussi. Et pas seulement avec des filles. Et pas seulement avec des relations sérieuses. Tout ce que tu souhaitais que j'évite, j'y suis allé volontairement. J'ai fait mes relations, pensé ma vie. J'ai aimé, désiré. Plus que jamais. Je suis devenu moi. Et aujourd'hui, je suis là. Dans le pays où tu te caches avec ce Akira qui méritait tant de secrets. J'ai trouvé un poste dans un lycée bien particulier. Mes ombres ne seront pas aussi noires. Compte sur moi pour détruire le Ruben que tu voulais créer. Tuer tes sales espérances. J'arrive, Ana Luisa. »


Regarde à travers moi

    § Pseudo : Okaane
    § Age : Bientôt 19 ans.
    § Sexe : Féminin
    § Comment avez-vous trouvé le forum ? : Aww, via Echo. ♥
    § Activité: 6,5/7
    § Post-Scriptum : J'offre au malheureux qui a lu toute ma présentation un sandwich à la fraise. ♥♥ 8D

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Ruben Andueza Cintas

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MessageSujet: Re: ¿ A qué se parece el demonio que duerme en ti ? (Terminée. ♥)   Jeu 5 Avr - 12:00


    Terminée.
    J'offre un sandwich à la fraise aux courageux (ou aux suicidaires ?/BAM) qui liront cette fiche. ♥ 8D

    « Vous connaissez ma femme ? -Oui chef. »
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Seth Dæmon

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MessageSujet: Re: ¿ A qué se parece el demonio que duerme en ti ? (Terminée. ♥)   Jeu 5 Avr - 20:03

Toi, tu dois avoir les doigts qui chauffent après des pavés pareils xD *sors*

Désolé de te faire de faux espoirs mais je passe pour te dire que ta fiche n'est pas passée inaperçue xP *câlin* un admin passera demain pour la valider ! =3
En attendant je t'invite à brûler les touches de ton clavier sur le flood ou éventuellement sur la CB ! <3
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Echo N. Sayuri
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MessageSujet: Re: ¿ A qué se parece el demonio que duerme en ti ? (Terminée. ♥)   Dim 8 Avr - 20:31

J'ai lu, j'ai lu !
Désolée pour le retard d'ailleurs mais... pfiou quoi !

Je te valide avec plaisir, franchement j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ça !
Bon jeu à toi et encore désolé >.<

___________
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Ruben Andueza Cintas

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MessageSujet: Re: ¿ A qué se parece el demonio que duerme en ti ? (Terminée. ♥)   Dim 8 Avr - 21:15


    Aww, Echo ♥
    Voyons, cesse de t'excuser, tu es la Fonda, tu es Dieu *o*

    Merci de cette validation, je t'offrirai volontiers un sandwich à la fraise un de ces quatre !
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MessageSujet: Re: ¿ A qué se parece el demonio que duerme en ti ? (Terminée. ♥)   

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¿ A qué se parece el demonio que duerme en ti ? (Terminée. ♥)
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