Lorsque la haine se mêle à la magie, il faut savoir faire un choix.
 
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 [Chambre n°2] Une visite [PV Yoite]

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Erzsébet Isaakovitch
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MessageSujet: [Chambre n°2] Une visite [PV Yoite]   Jeu 23 Jan - 10:09

Cela faisait bien une semaine que personne ou presque n'avait aperçu Erzsébet Isaakovitch. Et pour cause, cela faisait bien une semaine qu'elle n'avait pas quitté sa chambre.

Cela avait commencé peu de temps après la sortie du coma de Yoite Rokujo. Ce qui ne semblait tout d'abord n'être qu'un simple rhume ressembla bien vite à une espèce de grippe carabinée. Fiévreuse, courbaturée, la jeune femme avait renoncé à l'idée de se rendre en cours pour le moment. Quitte à comater, autant que ce soit dans son lit que sur une table dans une salle de classe.

Ce matin-là, comme tous les matins depuis quelques jours, sa colocataire, Luna Trancy, était partie en cours sans elle, et la Nécromancienne avait donc leur chambre d'internat pour elle toute seule. Enfin, toute seule...Il ne fallait pas oublier le fantôme qui suivait chacun de ses pas, et qui en l'occurrence restait avec elle. C'était toujours une sorte de compagnie pour elle. Quand Luna partait, elle s'asseyait sur son lit en face de Erzsébet, et la regardait. Parfois elles conversaient, en prenant soin d'éviter tout sujet sensible, que soit pour Kagami ou pour elle, ou bien Kagami faisait mine de s'affairer à quelque occupation vieille de plusieurs décennies.

Ce matin là disais-je, Erzsébet n'était pas d'humeur à bavarder. Kagami s'occupait donc seule, comme elle en avait l'habitude depuis tout ce temps. Bien que la Nécromancienne avait essayé de rester éveillée, elle se sentait beaucoup trop comateuse pour cela. Elle était donc à moitié endormie sur son lit, au dessus de ses couvertures, vêtue d'un t-shirt trop grand qui faisait office de chemise de nuit, ses cheveux attachés en natte pour minimiser la gêne.

Elle n'aurait donc pas entendu si quelqu'un avait frappé à la porte, cependant, cette dernière n'étant pas verrouillée, il suffisait à n'importe qui de pousser la porte pour entrer.

\\\HRP: Très court désolée. C'est simplement pour poser les bases.///

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Yoite Rokujo
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MessageSujet: Re: [Chambre n°2] Une visite [PV Yoite]   Jeu 23 Jan - 13:35

Depuis notre dernière altercation la jeune blonde n’était plus réapparue en public, d’ailleurs au-delà de ça, nombres d’anciens élèves demeuraient introuvables… Inquiétante situation qui perdurait dans cette école. Enfin l’heure n’était plus tout à fait matinale, mais pas non plus encore tardive. Pour faire simple il était dix heures passée. Montant calmement les escaliers, croisant de rares élèves traînant dans les couloirs. Enfin, je n’en croisais pas beaucoup non plus, étant donné ma réputation assez rude.
Arrivé devant la porte de la chambre d’Erzébet je me laissais quelques minutes. J’avais été rude lors de notre dernière discussion, certes, mais c’était nécessaire. Avec de la chance elle aurait retenu la leçon, et appris l’humilité qui lui manquait. A aucun moment je n’avais demandé une croyance absolue dans mes propos ou mes paroles, mais simplement l’humilité nécessaire pour se taire et apprendre. Sa prétention avait été peut-être un poil trop déplacée, et tenter de se défendre par la violence au lieu de lâcher l’affaire. Dans tous les cas aujourd’hui serait un tournant définitif. Nous pouvions certes nous séparer définitivement, tout comme continuer. Enfin qu’importait pour le moment il fallait surtout qu’elle ne passe pas à l’ennemi, malgré nos différences. Elle était avec moi pour ce que je pouvais lui apporter, et la Fog pouvait lui apporter autant que moi à ce niveau.
Une légère inspiration, avant de pousser la porte. Avançant en silence, voyant la jeune femme dans son lit, elle semblait endormie, aussi j’attendais tranquillement qu’elle s’éveille de nouveau.

Un reflet attira mon attention, un simple reflet de moi-même. Un reflet que j’avais du mal à assimiler. Lentement j’avais repris du poids, mais surtout de l’énergie. Je me détaillais, et ma tenue me semblait totalement déplacée, pourtant elle était parfaitement adaptée. Un T-shirt blanc à col bleu, avec un motif tribal, et un simple jean avec des chaussures de ville, sans oublier l’éternel béret, qui lui aussi pour l’occasion avait été revisité pour être en jean. Et fait étrange j’avais retrouvé mes plaques d’identification de la Fog, que je portais en souvenir, et que je ne quitterais pas tant que le danger ne serait pas définitivement écarté.

Le temps filait, et je ne saurais dire combien de temps avait passé avant que je ne me décide à aller m’asseoir sur une chaise près de la fenêtre, observant la cours en réfléchissant à ce que je pourrais bien dire pour apaiser un peu son caractère un peu trop emporté à mon goût.

Finalement je me prenais sans aucun doute la tête pour rien, qu’importe le sujet de mes réflexions rien ne pourrait l’apaiser tant qu’elle n’aurait pas craché son venin. Je n’aurais qu’à prendre mon mal en patience.

Que dire de l’attente en elle-même ? Pas grand-chose, je ne faisais qu’attendre que la jeune femme ouvre les yeux et lance les hostilités, en attendant j’observais l’extérieur sans plus penser.

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MessageSujet: Re: [Chambre n°2] Une visite [PV Yoite]   Sam 25 Jan - 8:56

Erzsébet dormit un certain temps. Ce n'était pas le sommeil le plus reposant du monde, cependant cela lui fit un peu de bien tout de même.
La jeune femme fut réveillée par un rayon de soleil dans les yeux. Fronçant les sourcils, elle s'agita négligement sur ses couvertures, s'étirant dans un baillement. Elle posa ensuite les pieds par terre pour se lever du lit.

Il était facile de se rendre compte que la Nécromancienne ne s'était pas rendue compte de la présence de Yoite à la fenêtre. Un tel manque de vigilance pouvait lui être pardonné, tout d'abord par ce qu'elle ne s'attendait pas à revoir jamais le professeur Starth, ensuite à cause de sa grippe qui la rendait peu vigilante. Son front était rougi par la fièvre et ses yeux larmoyaient par intermittence. Bref, c'était pas la grande forme. Mais bon, ça arrive à tout le monde.

Erzsébet se leva du lit, s'étirant de nouveau. C'est à ce moment qu'elle vit le jeune homme à la fenêtre. Elle dut réprimer un fort sursaut, ses yeux écarquillés par une surprise manifeste.

-Tu m'as fait peur!

Il y avait une pointe de colète dans cette exclamation, mais elle était pour majorité dirigée contre elle-même. Elle devait être complètement dans les choux pour ne s'en être même pas rendue compte, non mais quelle idiote!

Ensuite, semblant pour un instant s'être désintéressée de son visiteur, elle se dirigea vers son placard pour en sortir une bouilloire, qu'elle remplit et mit à chauffer. Elle sortit également deux tasses, qu'elle posa sur son bureau, à proximité de Yoite après avoir écarté les feuilles et les livres épars. La jeune femme défit sa natte, laissant de nouveau ses cheveux libres dans son dos. Elle aurait préféré pouvoir se changer, dans la mesure où elle était en vêtements de nuit, mais cela signifiait sortir pour aller dans les douches, à l'autre bout du couloir. Tant pis, cela ferait un partout.

Une fois l'eau prête, Erzsébet reprit la bouilloire et versa dans les deux tasses avec le thé. Elle n'avait pas demandé son avis à Yoite, mais bon, au pire il ne boirait pas, simplement. Pour sa part, cela lui ferait peut-être du bien.

S'occupant de sa tasse, la Nécromancienne se rassit sur son lit, appuyée contre le mur et une jambe repliée sous elle.

Le silence sembla s'éterniser entre eux. Au bout d'un moment, Erzsébet finit par le rompre, se disant que cela ne servait strictement à rien de se regarder dans le blanc des yeux pendant une heure. Après tout, lors de leur dernière rencontre, la fin en avait semblé plutôt définitive. La Nécromancienne était assez intriguée de ce qui avait pu pousser le Starth à se rendre jusqu'à sa chambre. Peut-être s'était-il passé quelque chose de grave, comment savoir?

-Bien...J'imagine que tu n'es pas venu ici simplement pour discuter autour d'une tasse de thé. Tu as quelque chose à me dire?

Cela avait été dit sans méchanceté, sans aggressivité aucune. La jeune femme cherchait simplement à savoir ce qui avait bien pu décider Yoite à venir ici. Erzsébet remarqua également qu'elle n'employait plus le vouvoiement avec lui, comme le faisait auparavant. Si ses souvenirs étaient bons, elle avait cessé au moment où il lui avait demandé de le tuer. Puisqu'il avait dit ne plus être son Professeur, et dans la mesure où les deux personnes avaient le même âge ou presque, cela semblait presque logique, dans sa pensée à elle du moins.

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Yoite Rokujo
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MessageSujet: Re: [Chambre n°2] Une visite [PV Yoite]   Sam 25 Jan - 14:30

La jeune femme sembla s’éveiller au bout de quelques temps. Je n’aurais su dire combien de temps avait passé, mais c’était plaisant de ne rien avoir à faire d’autre que de regarder oisivement le temps qui passe. Après un léger mouvement, la jeune femme sembla se mouvoir dans la pièce. Par soucis de pudeur je restais face à la fenêtre, ce n’était pas parce que son passé l’avait précipité nue dans les bras d’hommes que je devais me permettre de la regarder, sans oublier que je savais déjà à quoi une femme pouvait ressembler. J’entendis un bruit mat sur le sol et un froissement de tissu, elle se levait donc. Je lui laissais le temps, ne me manifestant pas avant qu’elle ne me remarque, après tout pourquoi faire ?

Soudain, sa voix retentit, pas un hurlement ni une crise d’énervement, un phrase simple. Ce n’était pas ce à quoi je m’attendais, et dans un sens tant mieux, je n’avais pas spécialement envie de me battre ni de me prendre la tête.

Cependant elle se reprit rapidement, et retourna à ses occupations, posant sur la table deux tasses, avant de les remplir de thé. Je m’installais face à elle, regardant le contenu tout en écoutant Erzébet me dire ce qu’elle avait à dire. En gros : rien. Me posant une simple question qui soulevait pas mal d’autres choses, mais pour une fois la provocation et l’amertume ne se trouvaient pas dans ses mots. Au moins elle aurait compris ça avec les récents événements.


« Comme je te l’ai expliqué je suis venu voir si tu as aujourd’hui ce que tu n’avais pas hier. Je ne suis effectivement pas là pour boire un thé, mais cela ne m’empêche pas de le faire.
C’est assez simple en réalité, je vais faire un rapide point de la situation. J’ai fui une organisation, qui n’aurait jamais dû se manifester et finalement je me suis retrouvé ici. J’ai décidé d’enseigner et d’apprendre aux jeunes à être totalement indépendant, puis je t’ai rencontré.
Toi, la petite rebelle qui parle fort. Puis j’ai pris sur moi de te former pour t’aider à lutter dans ce monde, ce faisant tu as pris en confiance, et en puissance… C’était déjà bien pour toi. Mais au-delà des actes j’ai tenté de te faire entrer dans un autre enseignement, plus spirituel. Tu n’as pas su écouter et nous sommes entrés en conflit.
Pourtant, depuis le début de mon enseignement je t’ai appris une chose : toute action entraîne une réaction. C’est pourquoi, lorsque tu as refusé de te plier aux règles établies j’ai décidé de t’éloigner de tout ça. Tu es trop impulsive pour réfléchir et te laisser guider par un règlement. L’honneur au combat m’importe peu, c’est pour cela que j’ai laissé Yukimitsu m’entraîner dans cette galère, et que j’ai choisi de l’abattre. Toi, tu as combattu six membres gravitants autours de l’organisation… Cependant il n’y avait aucune gloire à en tirer pour eux s’ils te tuaient, pas à six contre une jeune fille.
Mais la discipline est de mise, ils avaient sans aucun doute une façon très organisé de t’attaquer et de t’affaiblir… Cette discipline est ancrée dans le Lethanie, elle n’est pas la même que la leur, ni que celle de Yukimitsu ou de la mienne. Le contrôle que le Léthanie t’offre sur toi-même est intime et personnel, mais il t’apprend à te conduire d’une certaine façon… Enseigner le Léthanie est difficile, car imprimer les mouvements au corps est déjà difficile et douloureux, mais ensuite assouplir l’esprit pour lui faire embrasser totalement le Léthanie est encore plus difficile. C’est pourquoi si tu n’y es pas sensible dès le départ personne ne te l’enseignera.
J’ai fait mon choix en te mettant de côté temporairement, sauras-tu apprendre ou préfères-tu rester celle que tu es maintenant ? Ce choix est le tiens et t’appartient.
»

Je n’avais certes plus rien à ajouter, et même si certaines formulations étaient maladroites, au moins mon message était passé. D’un geste désinvolte je vidais ma tasse de thé sans me presser. Il n’était pas mauvais, bien qu’il ne valait pas, à mes yeux, les thés traditionnels japonais.
C’était donc serein que j’attendais sa réponse qui ne manquerait pas de m’assurer si elle avait encore goût à apprendre de moi ou non.

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MessageSujet: Re: [Chambre n°2] Une visite [PV Yoite]   Sam 25 Jan - 16:22

Yoite ne refusa pas le thé. De son côté, Ezsébet mélangeait le sien négligemment, comme absorbée et distraite par ce simple geste. Il fallait avouer qu'elle attendait avec une certaine forme de curiosité les raisons pour lesquelles le jeune homme avait ainsi fait irruption dans sa chambre.

Elle écouta sans mot dire les paroles du Starth, qui cherchait par cet intermédiaire à faire un point sur la situation, afin de prendre la bonne décision pour l'avenir. Erzsébet savait malgré tout qu'il n'était pas questions que d'eux deux, puisque d'une organisation inconnue risquait de débarquer à l'école à tout moment.

Yoite brossa d'elle en quelques mots un rapide portrait. Pas toujours très flatteur dans la bouche du professeur, cependant la Nécromancienne ne haussa même pas un sourcil. Au final, cela ne servait à rien à s'offusquer pour cela, elle le savait depuis bien longtemps, et ses traits de caractère et la vision qu'il en avait. Pas besoin de revenir là-dessus.

Tandis que la Hongroise sirotait sa tasse, le silence revint dans la chambre. Erzsébet savait très bien que tout pouvait se jouer ici et maintenant. C'était une décision importante à prendre, tant pour elle que pour lui. Après tout, il lui reprochait son caractère d'insoumise qui ne supporte pas l'autorité, mais il ne fallait pas oublier qu'elle s'était malgré tout pliée à beaucoup de choses de sa part. Certes ce n'était pas le parfait petit soldat, mais en admettant qu'elle le veuille, le serait-elle jamais? Trouverait-il ailleurs dans StarthClyde un élève prêt à prendre de tels risques pour lui? Certes elle avait ses raisons, mais les résultats étaient là.

Le silence sembla s'éterniser entre eux, il était manifeste que Erzsébet prenait le temps de réfléchir, de formuler correctement sa réponse. Parfois, elle s'effleurait le nez avec un doigt, ce même nez que Yoite avait cassé d'un coup de poing avant sa chute dans le coma.

Elle était dérangée par un terme dans les paroles du Starth, celui qui impliquait que lui obéir signifiait pour elle changer. Certes elle était bourrée de défauts, impulsive et trop fière. Mais elle ne voulait pas changer. Après, s'obliger un peu de discipline ne signifiait pas forcément abandonner ce qu'elle était. Même si ce serait difficile pour elle, elle le savait.

-Je sais que j'ai beaucoup de mal avec l'autorité. Mais c'est comme ça depuis mon enfance, plus je violais de règles et plus je m'amusais. Je sais que je suis comme ça.
Même pour toi j'apparais comme une effrontée incapable de me plier à aucune règle, mais tu peux me reconnaître que depuis qu'on se connait j'ai accepté beaucoup de choses venant de toi. Pourtant ce n'était pas gagné d'avance.


La Nécromancienne s'interrompit un instant le temps d'avaler une gorgée de sa tasse, avant de reprendre le fil de ses pensées.

-Je vais avoir beaucoup de mal à jouer le parfait petit soldat. Maintenant, je suis prête à faire l'effort, si tu penses que ça en vaut la peine. Tu peux encore m'apprendre beaucoup de choses, et j'espère en avoir les capacités.

C'était sans doute l'une des plus longues tirades que Yoite l'ai entendue prononcer. C'est vrai que la Nécromancienne n'était pas toujours très loquace. Mais elle faisait des efforts, la preuve.

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MessageSujet: Re: [Chambre n°2] Une visite [PV Yoite]   Dim 26 Jan - 11:24

La jeune femme semblait absorbée par son thé, elle laissa tomber un silence sur la pièce. En réalité il y avait trois silences, le silence de la pièce, le plus facile à remarquer : un silence simple, s’imposant de lui-même, le silence d’Erzébet, plus profond, un silence qui n’appartenait qu’à elle, un silence bien caché, et mon silence, analytique, simple et discret. Il y en avait un autre encore, un silence très naturel, comme une pause dans une conversation, et pourtant cet ensemble de silences créait une atmosphère palpable, lourde et pénible. La conversation n’avait alors plus rien de banal, c’était autre chose, une sorte de combat dans lequel le moindre mot déplacé pouvait rompre l’équilibre en place.

C’était en analysant ce silence que je cherchais à savoir ce qu’elle pensait, afin de me donner une idée globale de sa situation, mais finalement elle rompit le silence non sans l’avoir laisser prendre assez d’ampleur pour que son départ soit des plus remarquables.
Elle semblait reconnaître ses défauts, ce qui en soit tenait du miracle, pourtant elle cherchait à ce que je lui concède qu’elle avait joué le jeu. Certes elle l’avait fait, mais sous la contrainte en grande partie, jamais elle ne s’en était remise à mon jugement, ni à mon enseignement, elle avait certes intégré ce que je lui enseignais, avec facilité, mais elle ne faisait qu’apprendre sans apprendre, elle touchait la surface sans en comprendre la profondeur.

Puis un nouveau silence s’installa, une pause toute naturelle, lui laissant quelques instants de réflexion durant lesquels elle but son thé. Mais finalement elle souhaitait revenir, sans le dire certes mais au travers de son discours sobre on pouvait comprendre aisément que la situation ne lui convenait pas, elle aurait sans doute espéré que je me jette à ses pieds l’implorant de revenir, mais je n’avais pas échoué, pas vraiment, alors dans le fond…

Je laissais encore un silence s’installer, il était tout aussi important que les paroles… Simplement, j’avais envie de lui dire quelques petites choses, pas forcément mauvaises, mais peut-être pas agréable à entendre. Après une ou deux minutes à réfléchir sur la façon d’aborder la chose je me décidais.

« Je pense que tu atteindras tes limites rapidement. J’ai appris à lire dans tes capacités, tu es brillante, mais tu te laisses facilement aveugler. Jamais tu ne seras capable d’enchaîner tout cet enseignement aussi rapidement que celui que tu as reçu jusqu’à maintenant. Prépares-toi alors si tu me suis. Je n’ai pas la patience des plus grands professeurs. »

Tout était dit, il n’y avait plus qu’à attendre.

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MessageSujet: Re: [Chambre n°2] Une visite [PV Yoite]   Dim 26 Jan - 14:22

Un silence s'installa de nouveau dans la pièce. Erzsébet avait finit son thé, et posé sa tasse sur la table, à proximité de ses affaites de cours éparpillées, notamment de ses brouillons de dissertation. C'était étonnant, le contraste créé par ce bureau qui pourrait être celui d'une jeune fille tout à fait normal, qui va en cours et étudie, et la conversation qui se jouait autour de ce bureau, qui évoquait un entraînement, des combats, quelque chose de tellement plus grand que deux pauvres personnes dont la vie au fond ne vaut pas grand chose.

Yoite rompit ce silence qui était revenu, par quelques phrases très simples. Il y avait dans ces paroles une forme de reconnaissance de ce qu'elle avait pu accomplir jusqu'à présent, mais également la supposition de ses limites très proches. Erzsébet ne releva pas. Seul l'avenir serait à même de montrer qui avait raison, qui avait tort.

Il conclut cette rapide locution par un ordre, comme toujours. Cependant cet ordre fut nuancé par une concession, "si tu me suis". C'était pour Erzsébet la reconnaissance de son choix. Encore une fois, c'était à elle de décider si elle voulait ou non, suivre l'Illusionniste.

Erzsébet n'eut que peu d'hésitation. Elle se leva et se dirigea vers son placard, en extirpant quelques vêtements quasiment au hasard. Elle s'adressa ensuite à Yoite.

-Tourne toi-un instant.

Une fois cela fait, elle se débarassa de son T-Shirt de nuit, qui n'était décidément pas un vêtement décent, avant de se vêtir de quelque chose de plus présentable. Comme elle était malade et qu'il ne faisait pas bien chaud dehors, elle avait opté pour un jean noir et un pull de la même couleur, suffisamment bien taillés pour la gêner au minimum dans ses mouvements et suffisamment chauds pour lui éviter que sa grippe ne dure encore deux semaines, ou du moins essayer. Elle ne savait pas ce que Yoite lui préparait encore, mais elle n'était pas certaine d'être au top de ses capacités.

-C'est bon.

Pour finir, la Nécromancienne attacha ses longs cheveux en un chignon serré qu'elle maintint avec une pince, et enfila un long manteau noir. Très monochrome, aujourd'hui.

-On peut y aller, je te suis.


Erzsébet, comme pour se rattraper du reste de la conversation, avait repris son mode habituel de communication, c'est à dire de manière plutôt peu loquace. Que pensait-elle en cet instant? Même pour Yoite qui prétendait pouvoir "lire" plus ou moins en elle, ce devait être difficile à deviner, tant elle était redevenue impassible, en admettant même qu'il se soit intéressée à ce qu'elle pensait. Après tout, elle était une arme vivante, n'est-ce-pas? Malgré certaines conversations, ce serait trompeur de penser qu'elle ai jamait été autre chose.

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